Régys Caron
Agence QMI

PKP moins catégorique que le PQ sur Énergie Est

Régys Caron

Dernière mise à jour: 28-02-2016 | 23h28

TROIS-RIVIÈRES - L'opposition du Parti québécois au projet Énergie Est n'est peut-être pas définitive, a laissé entendre le chef Pierre Karl Péladeau, dimanche matin à Trois-Rivières.

«Le PQ s'est opposé au projet, va-t-il s'opposer à jamais? Je ne peux pas vous le dire, c'est au parti et aux militants de décider», a déclaré M. Péladeau au jour deux du Conseil national du PQ qui se terminait dimanche, à Trois-Rivières.

M. Péladeau a eu besoin de deux mêlées de presse pour exprimer sa pensée sur le projet Énergie Est.

Le chef du Parti québécois a d'abord souhaité que le projet de transport de pétrole albertain par pipeline soit assujetti aux lois du Québec, que la population soit consultée via le BAPE. «C'est de compétence fédérale, ce qui fait en sorte que les Québécois ne sont pas consultés, c'est inacceptable», a dit M. Péladeau.

Le projet Énergie Est servirait à transporter 1,1 million de barils de pétrole par jour à même un oléoduc à être construit au Québec vers un port maritime situé au Nouveau-Brunswick. Le pipeline traverserait 250 cours d'eau québécois, dont les rivières des Milles Îles, des Prairies, Saint-Maurice, Sainte-Anne, Batiscan, le fleuve Saint-Laurent.

Après avoir opposé un non catégorique à TransCanada, les maires de 82 villes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) ont demandé à l'entreprise albertaine de refaire ses devoirs, lui permettant ainsi de rendre son projet plus acceptable.

«TransCanada prend les moyens pour ne pas se soumettre aux lois québécoises. C'est la raison pour laquelle il y a une vive opposition de la part de la CMM», a continué M. Péladeau.

Le chef du PQ a mis en garde le gouvernement Couillard qui, à son avis, serait tenté de marchander son appui à Énergie Est contre une prise de participation du gouvernement fédéral dans le programme de la Série C de l'avionneur Bombardier. «J'aimerais que Philippe Couillard réponde à la question que je lui ai posée: en échange de l'aide du gouvernement fédéral dans Bombardier, est-ce que le gouvernement du Québec va s'abaisser à accepter Énergie Est?» a-t-il dit.

«Non à Énergie Est sans l'appui des Québécois (...) et non au marchandage avec le fédéral», a clamé le chef péquiste.

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