Marc-André Gagnon
Agence QMI

Charkaoui: tirs croisés à l'Assemblée nationale

Charkaoui: tirs croisés à l'Assemblée nationale

Adil Charkaoui. Photo Archives / Agence QMI

Marc-André Gagnon

QUÉBEC - Le gouvernement et l'opposition s'accusent mutuellement de nuire au collège de Maisonneuve, qui a encore maille à partir avec Adil Charkaoui.

Celui que le Parti québécois considère comme un «agent de radicalisation» a de nouveau fait parler de lui après avoir bousculé, dimanche dernier, un agent de sécurité du collège.

Selon les informations rapportées par La Presse+, l'agent de sécurité serait intervenu alors que Charkaoui et une dizaine de jeunes hommes dans la quarantaine priaient dans un gymnase loué pour pratiquer le soccer.

La direction de l'établissement a relaté que l'agent de sécurité aurait alors été encerclé et intimidé par Charkaoui et sa bande avant de faire intervenir les policiers.

«Quand est-ce que le gouvernement va agir véritablement et protéger nos jeunes de l'influence des agents de radicalisation? Le collège de Maisonneuve demande de l'aide... Vous ne foutez rien», a dit en chambre la députée péquiste Agnès Maltais.

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a répliqué en accusant le Parti québécois de «défendre le discours haineux», parce qu'il empêche le projet de loi 59 de progresser en commission parlementaire.

«J'ai déposé, le 19 novembre, l'amendement à l'article 24 du projet de loi, qui donne justement aux fédérations des cégeps, aux établissements d'enseignement les outils requis pour intervenir. Mais, savez-vous quoi, ça fait 40 heures qu'on étudie l'article 1», a déploré Mme Vallée.

Le Parti québécois craint que le projet de loi 59 concernant la prévention et la lutte contre les discours haineux limite la liberté d'expression de tous les Québécois et offre aux islamistes la possibilité de freiner tout recours contre eux en brandissant les droits de la personne.

Le projet de loi 59

Pour le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, le projet de loi 59 n'est rien de plus qu'une «espèce de patente». Il réclame une législation «plus serrée».

M. Legault accuse le premier ministre de se traîner les pieds dans la lutte à la radicalisation.

«Il faut qu'on adopte une loi pour interdire de prêcher contre les valeurs québécoises, c'est aussi simple que ça. Puis il faut se méfier des intégristes, des islamistes. Il faut oser nommer le problème, mais M. Couillard a un malaise avec ça», a déclaré M. Legault.

Le leader du deuxième groupe d'opposition s'inquiète de voir qu'un gymnase ait pu être utilisé par M. Charkaoui pour prêcher.

«J'ai un de mes fils qui est allé au collège Maisonneuve. [...] Je ne peux pas croire que le collège Maisonneuve va permettre à quelqu'un comme M. Charkaoui de continuer à aller prêcher contre les valeurs québécoises», a dit M. Legault, qui réclame que la Sûreté du Québec enquête sur ce qui se passe au collègue de Maisonneuve. 

Aussi sur Canoe.ca



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook

Vidéos

Photos