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Un an après son départ, Yves Bolduc n'a pas de regret

QUÉBEC - Prime de 215 000 $ reçu à titre de médecin, fouille à nu «respectueuses» dans les écoles secondaires, proposition pour cesser l'achat de livres pour les bibliothèques scolaires, les derniers moments d'Yves Bolduc à titre de ministre ont été particulièrement mouvementés.

Un an après avoir quitté la politique dans la tourmente, l'ex-ministre a fait le point.

Celui qui a décidé de retourner à la médecine ne regrette pas sa décision. «C'était un choix personnel compte tenu qu'il y avait la possibilité d'avoir un remaniement», a-t-il expliqué dans une entrevue accordée au chef d'antenne de TVA Pierre Jobin.

«J'avais déjà envisagé la possibilité de retourner à la pratique, qui est ma grande passion. C'était une décision difficile à prendre parce que j'adorais la politique, mais en même temps, je voulais évoluer vers autre chose», a-t-il souligné.

Un peu de recul

Impossible de ne pas revenir sur les scandales qui ont acculé M. Bolduc au pied du mur comme celui de l'école secondaire de Neufchâtel où une élève a subi une fouille à nu. Avec le recul, il admet qu'il aurait dû s'y prendre différemment.

«Quand on regarde la façon dont ça s'est produit, j'aurais pu m'exprimer différemment, a-t-il dit. Je n'aurais pas utilisé le mot "à nu". Quand on a regardé, c'était vraiment, pour nous, que la définition d'une fouille à nu était différente de celle qui a été interprétée par les médias.»

«Les gens ont interprété ça comme dans Unité 9, c'est-à-dire que la personne était toute nue alors que ce n'est pas comme ça que ça se produisait, a-t-il ajouté. Dans le contexte que ça s'est fait, c'est parti et on n'a pas été capable de recontrôler par la suite.»

Selon lui, certaines crises ont été traitées d'une façon exagérée par les médias alors qu'il y avait surtout «matière à faire une réflexion».

100 % occupé

Le Dr Bolduc qui affirme fièrement travailler «100 % public» a un horaire particulièrement chargé. Malgré tout, il trouve le temps pour faire de la consultation pour une entreprise de relations publiques.

«Consultation en stratégies: j'ai une maîtrise en gestion et j'ai toujours fait de la consultation avant même d'être ministre. Donc c'est vraiment du conseil stratégique, je tiens à le redire», a ajouté l'ex-ministre qui se défend bien de faire du lobbying.

Pas que des politiciens

L'annonce sur l'état de santé du ministre Pierre Moreau ainsi que le congé maladie de la ministre Lise Thériault sont un rappel que les politiciens sont «des hommes et des femmes d'abord», croit-il.

«Il faut accepter que nous sommes sous une pression extrêmement forte comme politicien», a mentionné l'ex-ministre. 

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