Daphnée Dion-Viens
Agence QMI

Ministre de l'Éducation: ses enfants vont au privé

Ministre de l'Éducation: ses enfants vont au privé

Sébastien Proulx.Photo Simon Clark / Agence QMI

Daphnée Dion-Viens

QUÉBEC - Le nouveau ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, dont les enfants fréquentent une école privée, a affirmé qu'il fera «tout ce qu'il faut» pour maintenir ce réseau.

C'est ce qu'il a indiqué mercredi matin sur les ondes du FM93, au micro de Sylvain Bouchard.

«C'est vrai que mes enfants vont à l'école privée, M. Bouchard. Ils y sont depuis avant même mon retour en politique. Vous savez, mes enfants ne font pas de politique, leur papa en fait, mais eux n'en feront pas. Pis ce n'est pas parce que je suis devenu ministre de l'Éducation que je vais les prendre du milieu de vie dans lequel ils réussissent et s'épanouissent pour les envoyer ailleurs», a-t-il d'abord affirmé, avant d'ajouter qu'il «croit à la composante privée» dans le réseau de l'éducation.

«Je vous le dis très honnêtement, cette question-là, je vais la vider tout de suite, a-t-il ajouté. J'ai une responsabilité à l'égard du réseau de l'éducation. Je vais défendre le réseau, je vais défendre l'école publique, je vous le dis, avec toute la vigueur qui est la mienne. Mais on a une composante privée et je vais faire tout ce qu'il faut pour la maintenir parce que la liberté de choix, je crois encore à ça moi dans la vie. Ma conjointe et moi, on a choisi d'envoyer nos enfants là pour des raisons qui ne vous concernent pas, qui ne concernent pas les autres, qui font que dans le milieu de vie où sont mes enfants, c'était le meilleur endroit pour qu'ils puissent s'épanouir.»

Trop de fonctionnaires?

Interrogé à savoir s'il y avait trop de fonctionnaires au ministère de l'Éducation, M. Proulx a par ailleurs admis qu'il ne connaissait pas leur nombre, puisqu'il a été nommé il y a à peine deux jours. Il s'est engagé à «faire le tour du ministère» afin de mieux comprendre qui y travaille et quels sont les résultats, afin de s'assurer qu'on «donne le meilleur service pour les gens qu'on embauche».

M. Proulx, qui a défendu l'abolition des commissions scolaires alors qu'il était député de l'Action démocratique du Québec, a par ailleurs indiqué qu'il n'y aura pas d'abolition des commissions scolaires «à court terme».

Le projet de loi 86, qui prévoit l'abolition des élections scolaires, un plus grand pouvoir pour les parents et davantage d'autonomie pour les directions d'écoles, pourrait faire l'objet de «bonifications», a-t-il ajouté.

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