Régys Caron
Agence QMI

L'opposition continue de talonner le gouvernement Couillard

Régys Caron

QUÉBEC - Le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) tombent à bras raccourcis sur le gouvernement Couillard au sujet du projet d'exploration des ressources pétrolières et gazières à Anticosti et de la vente de la chaîne Rona. 

Pierre Karl Péladeau persiste à soutenir que le gouvernement du Québec devrait intervenir pour empêcher la transaction via la Caisse de dépôt et placement et son bras financier, Investissement Québec.

«Quand nous perdons nos sièges sociaux, nous perdons des emplois. Il se trouve que le Québec avait et a toujours la capacité d'intervenir avec une détention de 17 % des actions de Rona par la Caisse de dépôt», a souhaité le chef du PQ à l'occasion d'un point de presse.

Au sujet de la participation d'Investissement Québec dans Rona, M. Péladeau l'estime à 120 millions $.

«À ma connaissance, cette participation est à hauteur de 9 %, peut-être un peu plus [...] Ils auraient laissé sur la table 120 millions $. Ça serait intéressant de savoir les détails de cette transaction pour Investissement Québec. C'est l'argent des contribuables qui est en cause», a plaidé Pierre Karl Péladeau.

«Imposture»

Au sujet d'Anticosti, le chef du PQ accuse le premier ministre Philippe Couillard d'imposture. Reprenant une nouvelle rapportée par Le Journal de Québec dans sa livraison de mercredi, Pierre Karl Péladeau a souligné que la preuve est maintenant établie: les négociations au sujet de l'exploration des hydrocarbures enfouis dans le sous-sol d'Anticosti ont été initiées par le gouvernement libéral de Jean Charest.

La CAQ ne s'est pas privée de prendre la balle au bond. «Les messages contradictoires du premier ministre Couillard se confirment. On apprend que le cabinet de M. Charest souhaitait explorer Anticosti. Le chef de cabinet de M. Charest, Dan Gagnier, avait eu des rencontres avec les dirigeants de Pétrolia et Junex (...) Je veux rester poli, mais je pense que M. Couillard n'a pas dit la vérité aux Québécois. C'est impossible que M. Couillard n'ait pas été mis au courant», a soutenu le député François Bonnardel.

Depuis une semaine, le premier ministre Couillard et le ministre de l'Énergie, Pierre Arcand, répètent que le contrat liant Anticosti au gouvernement du Québec «n'était pas sur le radar politique» du gouvernement de Jean Charest.

Poursuites coûteuses

La CAQ et le PQ partagent la même opinion au sujet d'Anticosti: le gouvernement Couillard encourt des poursuites coûteuses à grands frais s'il refuse d'honorer le contrat le liant à Junex et Pétrolia.

«On s'en va vers un débat judiciaire. Ça va coûter combien d'argent en honoraires d'avocats et en pénalités que les Québécois devront payer?» a demandé Pierre Karl Péladeau.

«C'est extrêmement malsain ce que le premier ministre fait. Si on ne respecte pas un contrat, comment peut-on inviter des entreprises à venir investir chez nous», a demandé François Bonnardel.

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