Louis Gagné
Agence QMI

Québec solidaire: pas de rapprochement avec le PQ

Louis Gagné

Dernière mise à jour: 08-02-2016 | 17h31

QUÉBEC - Les récents déboires de Pierre Karl Péladeau rendent encore plus improbable un rapprochement entre le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS), croit Françoise David.

«Cela ne favorise pas le dialogue d'avoir un chef qui, non seulement, de toute évidence, a ouvert des entreprises dans des paradis fiscaux, mais ne l'admet même pas», a déclaré Mme David, lundi, à son arrivée au caucus de préparation à la rentrée parlementaire de son parti.

La députée de Gouin a ajouté que le dialogue avec le PQ aurait été plus facile si M. Péladeau, qui est soupçonné de s'être prêté à des pratiques d'évitement fiscal lorsqu'il était à la tête de Québecor, avait reconnu avoir eu recours à de telles pratiques.

«Cela serait peut-être plus simple si on avait devant nous quelqu'un qui disait: "oui, je l'ai fait, à cette période-là, personne n'en discutait, personne ne le remettait en question, je l'ai fait, c'est terminé." Mais quand on n'est même pas capable d'admettre une chose aussi simple, je trouve ça problématique», a dit Françoise David.

Péladeau déloyal?

Son collègue Amir Khadir a été plus cinglant à l'égard du chef péquiste, qu'il a accusé de manquer de loyauté à l'égard des Québécois.

«Ses compagnies, lors de sa direction, ont voulu éviter de payer de l'impôt au Québec, ont créé des sociétés-écrans au Delaware et ailleurs pour échapper à l'impôt [...] Donc, comme loyauté à la nation du Québec, il y a un grand problème là. C'est un grand problème de déloyauté aux intérêts de la nation du Québec», a lancé M. Khadir.

Même si un sondage Léger réalisé pour le «Journal de Québec» et «Le Devoir» tend une fois de plus à démontrer que la division du vote souverainiste avantage le Parti libéral, Québec solidaire préfère travailler à augmenter ses appuis plutôt qu'envisager une éventuelle fusion avec les autres partis souverainistes.

Au-delà des allégations d'évitement fiscal qui pèsent contre Pierre Karl Péladeau, Amir Khadir a soutenu qu'il y avait encore trop de divergences entre le PQ et sa formation pour envisager une éventuelle convergence des forces souverainistes. Le député de Mercier a expliqué que le Parti québécois devait notamment abandonner «le dogme du déficit zéro» et «reconnaître l'erreur qu'a constituée la charte des valeurs».

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