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RONA: la «perte d'un siège social» avoue Anglade

MONTRÉAL - Après avoir affirmé que la vente du fleuron québécois RONA à l'Américaine Lowe's était une bonne nouvelle pour le Québec, la ministre de l'Économie Dominique Anglade a avoué mercredi en soirée que le moment est en fait peu réjouissant et qu'il s'agit de la «perte d'un siège social».

En entrevue au TVA Nouvelles avec la chef d'antenne Sophie Thibault, la ministre, qui a remplacé Jacques Daoust à la tête du ministère à vocation économique, a néanmoins défendu la transaction.

«Ce qui nous importe, c'est que les emplois demeurent ici, qu'on ait une croissance. Ce qui est important c'est que les bannières soient maintenues», a-t-elle affirmé.

«J'ai eu une conversation au sujet des garanties. Je vais m'asseoir avec M. Prud'homme (NDLR: le dirigeant des activités canadiennes du groupe Lowe's) dans les prochains jours pour confirmer ces garanties et pour combien de temps également», a-t-elle affirmé.

Puis, revenant sur sa journée, la ministre qui avait affirmé que la vente était bénéfique pour le Québec a voulu recentrer le message.

«Plusieurs personnes m'ont demandé aujourd'hui: est-ce que vous vous réjouissez? Est-ce une belle transaction? On ne peut pas se réjouir d'une transaction quand on perd un siège social», a-t-elle lancé tout naturellement.

Mais selon elle, la vente de RONA à Lowe's va assurer «la pérennité» des deux groupes. «Il y avait deux parties qui s'entendaient pour faire un bout de chemin», a-t-elle dit.

Couillard défend la vente de Rona

L'achat de Rona par l'Américaine Lowe's envoie le signal que le Québec est une économie ouverte et doit le demeurer, croit le premier ministre Philippe Couillard.

C'est ce qu'a déclaré le chef du gouvernement québécois, jeudi matin, à son arrivée au caucus présessionnel des députés libéraux.

«Il faut que le Québec envoie le signal qu'on est une économie ouverte et on doit nous aussi continuer à conquérir les marchés étrangers», a dit Philippe Couillard.

Se disant préoccupé par les conséquences de la transaction sur les employés de Rona, leurs familles et les fournisseurs, le premier ministre a insisté pour répéter que les Québécois doivent prendre acte qu'ils vivent dans une économie ouverte.

«Pour un RONA, il y a un CGI, un Couche-Tard, un Saputo (qui ont acquis des entreprises à l'étranger). Il faut que les Québécois aillent à la conquête des marchés», a-t-il dit.

Aux chefs du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec qui réclament une politique visant à protéger les grands sièges sociaux québécois, Philippe Couillard reproche de vouloir «nous ramener au siècle dernier».

- Avec la collaboration de Régys Caron

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