Marc-André Gagnon
Agence QMI

Jacques Daoust nie tout conflit de personnalités

Jacques Daoust nie tout conflit de personnalités

Jacques Daoust. Photo Archives / Agence QMI

Marc-André Gagnon

DAVOS, Suisse - Malgré les apparences, le ministre Jacques Daoust nie fermement tout conflit de personnalités avec le président-directeur général d'Investissement Québec (IQ), Pierre Gabriel Côté.

«Je n'ai aucun problème à travailler avec M. Côté. [...] Il y a une beaucoup plus grande collégialité que vous ne pouvez l'imaginer. [...] Je n'ai pas de conflit de personnalités avec lui», a insisté M. Daoust, à l'heure où les rumeurs soulèvent la possibilité qu'il change de rôle dans un éventuel remaniement ministériel en raison de présumées relations tendues avec le dirigeant d'IQ.

Il s'agit depuis le début d'un secret de Polichinelle. M. Côté, qui a pris les commandes d'IQ il y a un an, n'était pas le premier choix de Jacques Daoust, qui a lui-même été à la tête de l'organisme d'État durant plusieurs années, avant de se lancer en politique et devenir ministre de l'Économie et par le fait même responsable d'IQ.

Selon ce qui avait filtré l'an dernier, M. Daoust privilégiait plutôt la candidature de Pierre Lafrenière, un ancien vice-président au financement remercié par le gouvernement Marois.

La décision du premier ministre

Des informations qu'encore aujourd'hui, M. Daoust ne cherche pas à contester. «Mais le premier choix, [...] tu peux arriver puis dire: "un tel ferait un bon travail". Ça se peut! Mais ça ne veut pas dire que je ne veux pas l'autre», a expliqué M. Daoust, lors d'un entretien avec les journalistes qui suivaient les activités de délégation du Québec à Davos, dans le cadre du Forum économique mondial.

Ultimement, a-t-il rappelé, la nomination du pdg d'IQ relève, non pas de son ministre responsable, mais plutôt du premier ministre. De la même façon, il n'appartient pas au ministre de choisir son sous-ministre ni son chef de cabinet. «Puis ça va très bien», signale M. Daoust.

Pas d'animosité

Cette soi-disant camaraderie entre les deux ne s'est pourtant pas manifestée de façon très apparente devant l'œil des médias qui accompagnaient la délégation du Québec à Davos, cette semaine. Même lors d'annonces conjointes.

«Il n'y a pas d'animosité, au contraire», assure malgré tout M. Daoust, qui dit apprécier le leadership de M. Côté et son expérience de dirigeant d'entreprise.

Ces compétences, a fait valoir M. Daoust, expliquent pourquoi qu'en tant que ministre responsable d'IQ, il n'a pas besoin de parler beaucoup avec son pdg.

«Si j'avais un "loose cannon" à l'autre bout, ça serait pas mal différent», a dit M. Daoust.

Stimuler l'investissement

Informée de la sortie du ministre, la porte-parole d'IQ, Chantal Corbeil, a indiqué que les rencontres auxquelles les deux ont participé à Davos ont été fructueuses.

«M. Côté travaille en complémentarité avec M. Daoust afin de stimuler l'investissement au Québec», a fait valoir Mme Corbeil.

Pierre Gabriel Côté, qui touche un salaire de 380 000 $ chez IQ, a notamment dirigé la division avions d'affaires de Bombardier, en plus d'avoir été pdg de Sucre Lantic à Montréal et administrateur de la firme Dessau.

Après son passage chez Bombardier, M. Côté avait accédé au poste de pdg de la société Fibrek, ce qui l'avait amené à l'époque à collaborer de très près avec M. Daoust, qui dirigeait alors IQ.

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