Josée Cloutier
Agence QMI

Désintoxication: l'aide trop tardive pour le centre Renasci

Désintoxication: l'aide trop tardive pour le centre Renasci

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Josée Cloutier

EAST ANGUS - L'annonce d'une aide financière de Québec de 6 millions $ pour les centres de désintoxication du Québec arrive trop tard pour l'ancien centre Renasci d'East Angus.

Le dernier bénéficiaire est parti, le 2 octobre. Les gestionnaires de Renasci se sentent trahis après avoir été contraints de fermer leurs portes l'été dernier. «Lorsqu'on nous avons appris la nouvelle, nous avons ressenti de la colère, de la tristesse et de la peine», a expliqué le propriétaire Jean-Luc Marquis.

Ce dernier peine à croire que Québec ait pris cette décision. «Je vis cela comme une trahison parce que ce sont tous les résidents et les employés qui en ont souffert», a souligné M. Marquis.

Ce qu'ils qualifient de volte-face survient moins de six mois après la fermeture officielle du centre qui accueillait 35 résidents. Le manque à gagner avait atteint 105 000 $. Depuis sa fermeture le centre a perdu sa certification. Se relever sans aide financière apparaît difficile.

«Si nous n'étions pas rationnelles et que nous écoutions que la passion qui nous pousse à faire ce travail, je m'investirais tout de suite dans le travail, a expliqué Véronique Lessard qui était intervenante au centre. Toutes les semaines d'anciens résidents viennent encore cogner à notre porte.»

Au Domaine Orford Toxi-co-Gîte de Sherbrooke, on se réjouit de recevoir une aide financière additionnelle.

«Tout le monde commençait à être essoufflé», a souligné le directeur général, Robin Fortier. 105 personnes aux prises avec des dépendances aux drogues ou à l'alcool y reçoivent des services.

«Cela nous permettra de bonifier l'offre de services, a mentionné M. Fortier. Nous avions dû couper dans les heures d'interventions individuelles et en groupe. Notre structure avait été modifiée. Maintenant nous pourrons revenir à ce que nous faisions avant les coupures.»

Les gestionnaires d'East Angus se donnent quelque temps pour évaluer leur situation. «Nous savons que nous apportions à ces gens d'autres outils qu'une bouteille de bière ou un joint», a ajouté l'intervenante Véronique Lessard.

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