Louis Gagné et Régys Caron
Agence QMI

Hollande défend les droits des étudiants français

Louis Gagné et Régys Caron

Dernière mise à jour: 04-11-2014 | 15h05

QUÉBEC - Le Québec et la France ont conclu une entente de principe, dont les détails n'ont pas été révélés, au sujet des droits de scolarité payés par les Français qui étudient au Québec.

Le président de la République française, François Hollande, et le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, ont fait cette annonce à l'Assemblée nationale. «Nous nous sommes entendus pour qu'il y ait une entente», s'est réjoui le président Hollande à l'occasion d'une conférence de presse conjointe avec le chef du gouvernement québécois.

Refusant d'entrer dans les détails de l'entente à venir, Philippe Couillard n'a pas voulu préciser si les droits de scolarité des étudiants français qui fréquentent des universités québécoises seraient augmentés. Il a toutefois mentionné que la spécificité reconnue aux étudiants français depuis 1978 sera maintenue.

De plus, les objectifs budgétaires du gouvernement du Québec seront reconnus et les étudiants québécois auront accès aux grandes écoles universitaires françaises (École nationale d'administration publique, Polytechnique, École de commerce, etc.).

Des équipes de fonctionnaires de chacun des gouvernements sont à pied d'œuvre pour coucher sur papier les termes de cette entente. La volonté du gouvernement Couillard de majorer les droits de scolarité des étudiants français au Québec à la hauteur de tarif chargé aux étudiants des autres provinces canadiennes avait semé l'inquiétude dans l'Hexagone. Si les libéraux étaient allés de l'avant avec cette mesure, la facture serait passée de 2224 $ à 6234 $ par année pour un étudiant français au Québec.

Le président Hollande n'a pas fait mystère de l'inquiétude des Français. «La spécificité n'est pas un privilège, c'est la reconnaissance de notre amitié», a-t-il prévenu à l'occasion d'un discours d'une trentaine de minutes au Salon bleu.

Relations France-Québec

Hollande souhaite aussi donner une nouvelle impulsion aux relations Québec-France.

«Je suis là aujourd'hui pour donner une nouvelle impulsion à notre coopération. Le monde a changé, nous faisons face à de nouveaux défis: le développement de nos économies et la lutte aux changements climatiques ne sont pas les moindres», a signifié le chef de l'État français alors qu'il s'adressait mardi matin aux députés de l'Assemblée nationale à Québec.

Le Québec donne l'exemple en Amérique du Nord en instaurant un marché du carbone de concert avec la Californie, a dit François Hollande, qui a insisté sur le succès attendu de la Conférence des Nations Unies sur la lutte aux changements climatiques qui se tiendra à Paris fin 2015. L'objectif de cette conférence est de contenir sous les 2 % l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

La France souhaite s'intégrer davantage à l'économie québécoise et participer à son développement, a affirmé le président.

«Si vous l'acceptez, la France sera partie prenante dans le Plan nord et la stratégie maritime. La France dispose du deuxième espace maritime au monde. Nous pouvons utiliser la mer comme une ressource. Nous devons mettre en commun nos instituts de recherche et nos entreprises les plus performantes.»

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