Louis Gagné
Agence QMI

Lisée poursuivra St-Pierre si elle ne se rétracte pas

Louis Gagné

Dernière mise à jour: 15-07-2014 | 17h22

QUÉBEC - L'ex-ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, somme sa successeure libérale, Christine St-Pierre, de se rétracter et de lui présenter des excuses pour les allégations qu'elle a faites sur ses voyages en France. Si elle ne s'exécute pas d'ici une semaine, le député péquiste s'engage à la poursuivre au civil pour diffamation.

Christine St-Pierre a laissé entendre au cours des derniers jours que les voyages à l'étranger de M. Lisée, lorsqu'il était ministre, étaient d'abord et avant tout motivés par des raisons personnelles. Elle a fait remarquer que son prédécesseur avait prolongé plusieurs missions afin de passer du temps en compagnie de sa conjointe et leurs deux enfants, qui résident en France.

Jean-François Lisée n'a pas digéré qu'on remette ainsi en question son intégrité. Il en veut particulièrement à la ministre d'avoir placé sa famille sous les projecteurs.

«S'attaquer à mon intégrité constitue une offensive frontale sur ce que j'estime essentiel. Entraîner ma vie familiale dans le débat public est une faute inacceptable, a déclaré le député de Rosemont, mardi, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale. Il faut que les propos mensongers et diffamatoires de Mme St-Pierre soient sanctionnés. Ce n'est pas vrai qu'on peut salir une réputation et s'en sauver.»

Accompagné de sa conjointe, Sandrine Perrot, et du chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, Jean-François Lisée a martelé qu'il n'avait enfreint aucune règle. Il affirme avoir toujours remboursé les dépenses supplémentaires qu'entraînait sa décision de prolonger ses séjours lors des missions et des escales qu'il effectuait en France.

Dénonçant «le caractère activement malveillant de Christine St Pierre», M. Lisée soutient que la ministre ne possède aucun élément permettant d'étayer ses soupçons. «J'ai la conviction que la raison pour laquelle Mme St-Pierre fait ces allégations mensongères sans aucune preuve, c'est qu'elles n'existent pas et qu'elle sait qu'elles n'existent pas», a-t-il dit.

Le député péquiste s'est engagé à déposer les relevés bancaires et de cartes de crédit ou tout autre document prouvant sa bonne conduite s'il enclenche des procédures judiciaires contre la ministre.

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La ministre persiste et signe

Christine St-Pierre a réagi à l'ultimatum de M. Lisée en fin d'après-midi. Loin de se rétracter, la ministre a affirmé que les interrogations qu'elles avaient soulevées quant à ses déplacements en France étaient légitimes. Elle a ajouté qu'elle n'avait «en aucun cas ni d'aucune façon fait mention» de la famille du député péquiste.

«S'il a senti, d'une quelconque manière, une atteinte à sa vie privée, ce n'était pas du tout mon intention, a déclaré Mme St-Pierre dans un communiqué. Le respect de la vie personnelle des élus est pour moi un principe primordial.»



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