Jean-Luc Lavallée
Agence QMI

Philippe Couillard dévoile ses 26 ministres

Le conseil des ministres du gouvernement Couillard

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Jean-Luc Lavallée

Dernière mise à jour: 23-04-2014 | 13h55

QUÉBEC - Philippe Couillard a créé plusieurs surprises en dévoilant la composition de son conseil des ministres mercredi. Yves Bolduc s'en va à l'Éducation et à l'Enseignement supérieur et Robert Poëti aux Transports.

Le nouveau premier ministre du Québec, qui a été chaudement applaudi au Salon rouge, a distribué 26 limousines, en plus de la sienne, trois de plus que Pauline Marois. Il s'agit du même nombre de ministres que dans le précédent gouvernement Charest, malgré le contexte d'austérité budgétaire.

Quant à la représentation féminine, la fameuse «zone de parité» n'a pas été atteinte. M. Couillard n'a pas respecté son engagement qu'il s'était lui-même fixé en début de campagne électorale. Il avait alors promis d'avoir au moins 40 % de femmes au sein de son conseil des ministres. Or, seulement huit femmes (sur les 18 élues) y accèdent, soit 31 %.

Quatorze recrues

M. Couillard a fait une très grande place aux recrues dans son équipe. Quatorze députés deviennent ministres pour la toute première fois, alors que douze ministres ont déjà servi sous Charest ou Bourassa. Il s'est dit fier de ce mélange d'expérience et de sang neuf.

En plus des Transports, M. Poëti sera responsable de la région de Montréal. Lise Thériault prend du galon. L'ancienne ministre du Travail dirigera le ministère de la Sécurité publique et devient vice-première ministre. Christine St-Pierre hérite du prestigieux ministère des Relations internationales et de la Francophonie.

La nouvelle venue Hélène David hérite du ministère de la Culture en plus de la Protection de la langue française, alors que l'ancien président de la Régie des installations olympiques David Heurtel est nommé au Développement durable, à l'Environnement et à la Lutte aux changements climatiques.

Une autre recrue, François Blais, se voit confier l'Emploi et la Solidarité sociale.

Paradis fait un retour

Pierre Paradis a terminé son purgatoire sur les banquettes arrières. Il revient au conseil des ministres à l'Agriculture. Pierre Moreau s'en va aux Affaires municipales, Kathleen Weil devient responsable de l'Immigration, «de la Diversité et de l'Inclusion», un clin d'œil à la charte de la laïcité du PQ.

Le bras droit de Philippe Couillard pendant la campagne électorale, Jean-Marc Fournier, hérite d'un titre relativement long: ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, de la Francophonie canadienne et ministre responsable de l'Accès à l'information et des Réformes des institutions démocratiques.

Laurent Lessard devient ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Arcand s'en va à l'Énergie et aux Ressources naturelles. Geoffrey Kelley reprend le collier aux Affaires autochtones. Francine Charbonneau devient ministre responsable des Aînés, de la Famille, de la Lutte à l'intimidation (responsable de la région de Laval). Dominique Vien est au Tourisme.

Barrette à la Santé

D'autres choix ne surprendront toutefois personne. Comme prévu, le Dr Gaétan Barrette hérite de la Santé, le poste budgétaire le plus important, qui représente pratiquement 50 % des dépenses de l'État. «Vous ferez plus et mieux pour améliorer l'accès aux services», lui a lancé M. Couillard.

Relance de l'économie

M. Couillard a réservé une place de choix à ses trois recrues économiques dans son conseil des ministres. L'économiste de renom Carlos Leitao succède à Nicolas Marceau aux Finances. Martin Coiteux tiendra les cordons de la bourse au Trésor en plus de s'occuper de l'Administration gouvernementale et de la «Révision permanente des programmes».

Jacques Daoust devient ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations. Le député de Trois-Rivières Jean-Denis Girard accède au conseil des ministres. Il sera délégué aux PME, à «l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional».

L'heure des décisions difficiles a sonné, a illustré M. Couillard, plaidant en faveur de la nécessité d'apporter des changements structurels. «L'heure n'est plus aux décisions marginales et cosmétiques», a-t-il prévenu. Le redressement des finances publiques passe par une discipline de fer, a-t-il insisté, en s'adressant à M. Coiteux.

Luc Blanchette devient ministre délégué aux Mines alors que Jean D'Amour sera délégué aux Transports et à l'Implantation de la stratégie maritime.

Enfin, Lucie Charlebois sera déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique.

Hamad au Travail

Comme le révélait Le Journal de Québec mercredi matin, Sam Hamad hérite du ministère du Travail, poste qu'il a déjà occupé en 2009 et 2010. Il aura une mission délicate à gérer dans les prochains mois, alors qu'une menace de grève plane à nouveau dans le secteur de la construction. Il sera responsable de la région de la Capitale-Nationale.

Le premier ministre Couillard assumera également la tâche de ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il a confié l'Outaouais à l'avocate Stéphanie Vallée, qui hérite de la Justice et de la Condition féminine.

Stéphane Billette devient whip en chef du gouvernement, alors que Nicole Ménard présidera le caucus libéral.

Marguerite Blais a reçu une offre pour effectuer un retour au Conseil des ministres, mais elle l'a elle-même déclinée, invoquant des ennuis de santé et des raisons personnelles. Un membre de sa famille proche est décédé dans les dernières semaines, a-t-elle précisé.

Les ex-ministres Julie Boulet, Robert Dutil et Serge Simard font partie des grands oubliés, à l'instar de Gilles Ouimet, l'ex-bâtonnier, qui était pressenti à la Justice.



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