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Couillard a déjà placé de l'argent dans un paradis fiscal

Couillard a déjà placé de l'argent dans un paradis fiscal

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard.Photo Maxime Deland/Agence QMI

MONTRÉAL - Le chef libéral Philippe Couillard, qui est sur le point de dévoiler un bilan détaillé de tous ses actifs, a déjà eu un compte bancaire dans un paradis fiscal dans les années 90, a révélé Radio-Canada mercredi. Précisons d'entrée de jeu que cette manœuvre était tout à fait légale.

M. Couillard travaillait alors à l'étranger, en Arabie Saoudite, et a choisi de placer son argent dans une banque canadienne sur l'île de Jersey, suivant les conseils de son entourage.

Ce territoire britannique apparaissait, jusqu'en janvier dernier, sur la liste noire française des paradis fiscaux. Auparavant, Jersey était réputée pour ses règles qui favorisent l'opacité des flux financiers.

Philippe Couillard a pratiqué la neurochirurgie à Dhahran entre 1992 et 1996. Il a déposé 600 000 $ dans ce compte qu'il dit avoir fermé en 2000. À son retour au Québec, il a déclaré ce compte et a payé les intérêts sur les revenus. Mardi, il a assuré aux journalistes qui suivent sa caravane, pendant la campagne électorale, qu'il ne détient plus d'actifs à l'étranger.

«Les gens seront bien déçus quand ils vont voir mes états financiers, il n'y a pas de millions là, a-t-il fait savoir. En Arabie, comme tous les gens qui étaient là, j'étais non-résident donc j'ai placé mes avoirs à l'époque à l'étranger. Quand je suis revenu, j'ai rapatrié ça chez nous, j'ai acheté une maison et ce qu'il restait, j'ai payé de l'impôt dessus tout simplement.»

Le Parti libéral devait réagir au reportage de la société d'État en soirée, mercredi, par voie de communiqué.

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«Inacceptable» selon QS

Philippe Couillard doit fournir des explications, selon Québec solidaire.

La formation politique a invité le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, à «faire la lumière sur ses agissements ainsi que sur ses années en Arabie Saoudite».

Réagissant à la nouvelle, le candidat solidaire dans Mercier, Amir Khadir a indiqué dans un communiqué qu'il est «inacceptable de voir qu'un prétendant au poste de premier ministre ait eu recours à ce stratagème».

«Je m'attends aussi à ce que tous les chefs de parti s'engagent à exclure tout candidat ou député qui opère des entreprises ou possède des avoirs dans un paradis fiscal», a ajouté M.

Amir Khadir, soulignant au passage que sans donner «plus d'explications», le Parti québécois avait bloqué une motion de son parti exigeant que tous les élus de l'Assemblée nationale « s'engagent à ne pas placer leurs avoirs dans des paradis fiscaux.

Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée



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