Manifestation contre le projet de loi 14

Langue française - Manifestation contre le projet de loi 14

Selon le projet de loi 14, tous les étudiants anglophones du secondaire et du collégial devront réussir une épreuve de français pour obtenir leur diplôme.Photo Elizabeth Laplante / Agence QMI

Dernière mise à jour: 17-02-2013 | 16h08

Environ 125 personnes ont manifesté devant le bureau de la première ministre Pauline Marois, au centre-ville de Montréal, dimanche, afin de montrer leur opposition au projet de loi 14 qui modifie la Charte de la langue française et la Charte des droits et libertés de la personne.

La foule de manifestants s'est massée aux environs de midi sur le trottoir de l'avenue McGill College, où plusieurs discours ont été prononcés. Les manifestants souhaitaient ainsi lancer un appel aux partis politiques provinciaux les invitant à voter contre le fameux projet de loi.

«Dégage Marois!», scandait le groupe

Selon le projet de loi 14, qui modifie la loi 101, tous les étudiants anglophones du secondaire et du collégial devront réussir une épreuve de français pour obtenir leur diplôme alors que de leur côté, les garderies devront établir des programmes de francisation.

Un projet de loi jugé raciste

«Je pense que c'est raciste, ce n'est pas bon pour le Québec!», a déclaré Katherina, qui réside dans l'arrondissement de Verdun, à Montréal.

L'une des dispositions qui inquiètent le plus les opposants à ce projet de loi est celle qui donne le pouvoir au gouvernement d'annuler le statut bilingue d'une municipalité si les anglophones représentent moins de 50 % de sa population.

«[Cette loi] est raciste, exclusive et ségrégationniste», a soutenu le président de l'Institut des affaires publiques de Montréal et éditeur du journal The Suburban, Beryl Wajsman. C'est simplement une tentative du gouvernement Marois de faire la politique de division.»

Advenant le cas où le projet de loi était adopté, différentes options s'offrent aux opposants, selon M. Wajsman, notamment une «protestation fiscale». «Des individus marginalisés chaque fois par le gouvernement, pourquoi ils auraient une obligation de payer leurs impôts?», a-t-il soulevé.

Par ailleurs, le projet de loi prévoit que l'administration publique aura le devoir d'effectuer toutes ses communications ainsi que ses contrats en français.

Dans le domaine du commerce, toutes les entreprises de 26 employés et plus (contre 50 actuellement) devront avoir des programmes de francisation. Les petits commerces auront l'obligation de servir leur clientèle en français.

«C'est la dernière tentative de la part de n'importe quel gouvernement péquiste, nationaliste ou souverainiste de faire quelque chose sans aucune protestation de ceux qui supportent les droits des anglophones, a souligné un résident du quartier Côte-Saint-Luc. On n'en acceptera pas davantage [...] ils affectent les affaires et ils affectent l'éducation.»

La manifestation s'est déroulée de façon pacifique et a pris fin vers 13h.



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