Les libéraux défendent leur «route dorée»


Charles Lecavalier

QUÉBEC - Le Parti libéral se porte à la défense d'un projet de route nordique dont les coûts ont bondi de 200 millions $ et dénonce la «nouvelle entente» annoncée récemment par le gouvernement Marois.

Le PQ a récemment renégocié l'entente qui liait Québec à Stornoway Diamonds. Les deux derniers segments du prolongement de la route 167 au nord de Chibougamau, dans le Nord-du-Québec, sont maintenant à la charge de l'entreprise, qui construira un chemin minier d'une seule voie. Selon le ministre des Finances, Nicolas Marceau, les contribuables économiseront ainsi 124 millions $.

Cette nouvelle entente est taillée en pièce par Jean D'Amour, porte-parole libéral en matière de mines. Il accuse le gouvernement Marois de «ratatiner» le Plan Nord et de dénaturer le legs de Jean Charest.

Malgré les dépassements de coûts, les Québécois en auraient eu pour leur argent avec ce «projet de société», croit M. D'Amour. Un taux d'intérêt «réduit» sur un prêt de 77 millions $ est aussi associé à un «cadeau» fait à la minière par les péquistes.

Le projet initial «était d'ouvrir le Nord» et de désenclaver «les communautés nordiques», a critiqué M. D'Amour, qui n'a toutefois pas été en mesure de nommer une seule communauté désavantagée par la transformation des 100 derniers kilomètres de route en chemin minier.

Le projet, initialement estimé à 260 millions $, a été réévalué à près de 472 millions $, faisant dire au ministre des Finances, Nicolas Marceau, qu'il n'était pas question de payer pour une «route dorée».

Une étude réalisée par des experts indépendants pointait du doigt un projet mal ficelé à la «planification insuffisante» doté d'un «échéancier non réaliste» et qui n'avait pas eu «d'estimations préliminaires».


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