Garderies: 28 000 nouvelles places promises

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Le Parti québécois compte ainsi «compléter le réseau des services de garde à 7 $» en rendant disponibles 250 000 places au total. Photo Archives / Agence QMI


Laurent Dionne et Agence QMI

MONTRÉAL - D'ici 2016, 28 000 familles de plus pourront bénéficier d'une place à contribution réduite dans le réseau des services de garde du Québec.

La première ministre du Québec, Pauline Marois, a annoncé lundi que son gouvernement donnait le feu vert à la création de 13 000 nouvelles places et qu'il lancerait en février un nouvel appel de projets pour la création de 15 000 places supplémentaires.

Le Parti québécois compte ainsi «compléter le réseau des services de garde à 7 $» en rendant disponibles 250 000 places au total.

«Ce sera enfin : un enfant, une place», a lancé Mme Marois, lors d'un point de presse.
Les 13 000 nouvelles places font suite à un appel de projets lancé en 2011. Elles ont été recommandées par des comités consultatifs régionaux.

«Dans le prochain appel de projets, la consultation du milieu et le travail des comités consultatifs joueront encore un rôle pour offrir aux parents du Québec des places de qualité et adaptées à leurs besoins», a soutenu la ministre de la Famille, Nicole Léger.

Selon une entente survenue avec les comités consultatifs, 65 % des 13 000 nouvelles places seront créées dans des centres de la petite enfance (CPE) et le reste en garderies privées subventionnées.

Le gouvernement ignore encore quelles seront les proportions pour les 15 000 autres nouvelles places, mais il favorisera les CPE, qui sont une création du Parti québécois.
Par ailleurs, questionnée à savoir si le prix des services de garde à 7 $ restera le même, Mme Marois a répondu que rien ne changera jusqu'à 2016, mais qu'ensuite, la situation pourrait peut-être changer.

«À la fin de la période, nous pourrions évaluer la possibilité d'indexer le coût des places, mais pour toute la période qui est prévue, les places seront comblées et les parents continueront de payer 7 $», a-t-elle affirmé.

L'Association québécoise des CPE a approuvé sans réserve l'annonce du gouvernement. «C'est une excellente nouvelle pour les enfants et les familles du Québec [...] Je me réjouis de voir Mme Marois, l'instigatrice de notre réseau, placer ce grand projet de société au cœur du développement du Québec», a affirmé la présidente de l'AQCPE, Hélène Gosselin.

Les syndicats favorables, mais insatisfaits

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont accueilli favorablement lundi l'annonce des nouvelles places, émettant tout de même quelques bémols.

«Nous accueillons favorablement cette annonce, mais nous déplorons tout de même que ces nouvelles places, pour ce qui est de la première phase, ne soient malheureusement pas toutes créées dans le secteur public, soit dans les Centres de la petite enfance (CPE) et les services de garde en milieu familial», a indiqué la présidente de la CSQ, Louise Chabot.

De son côté, la CSN n'est pas certaine que les 250 000 places suffiront pour compléter l'engagement d'«un enfant, une place».

Les libéraux sont inquiets

La porte-parole de l'opposition officielle en matière de Famille, Danielle St-Amand, s'est pour sa part interrogée sur la provenance du demi-milliard de dollars nécessaire au financement des nouvelles places.

Est-ce que le «Parti québécois choisira d'augmenter les impôts ou de couper dans d'autres services publics afin de financer ce programme?» a indiqué la députée libérale de Trois-Rivières dans un communiqué publié lundi.



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