QUÉBEC - Les libéraux somment le gouvernement Marois de respecter son engagement de compenser les universités pour l’annulation des droits de scolarité.
La première ministre Pauline Marois avait promis, le 20 septembre dernier, de maintenir le financement des universités en 2012-2013, après avoir annulé la hausse des droits de scolarité, a rappelé le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur, Gerry Sklavounos. Les universités estiment le manque à gagner à 40 millions de dollars pour l’année en cours.
Les déclarations du ministre de l’Enseignement supérieur Pierre Duchesne laissent le député Sklavounos perplexe. M. Duchesne a d’abord émis des doutes quant au sous-financement des universités que les recteurs estiment à 620 millions de dollars par année. Il a ensuite déclaré que le gouvernement Marois n’était pas en mesure de préciser à combien s’élèvera la compensation financière promise aux universités pour cette année.
M. Duchesne a évoqué les «coûts importants» générés par le conflit étudiant qui a marqué le printemps 2012, laissant entendre que ces coûts pourraient être pris en compte dans le calcul de la compensation à verser. «On a une situation où on semble reculer. Mme Marois promet la compensation aux universités, l’attaché de presse du ministre semble dire qu’ils n’ont rien promis (…) Je commence à me questionner sur la capacité du ministre à gérer son ministère», a semoncé le député Sklavounos.
«Il va falloir que le gouvernement clarifie la situation. Va-t-il compenser les universités pour l’annulation de la hausse des droits de scolarité? Les universités ont besoin de cet argent», a insisté le député libéral de Laurier-Dorion. M. Sklavounos ajoute que le PQ s’est engagé, dans son programme électoral, à augmenter le financement des universités.
Sommet
Le gouvernement Marois promet la tenue d’un sommet au sujet du financement des universités d’ici le printemps. «Le ministre ne peut pas se cacher derrière son sommet alors qu’il y a un manque à gagner que Mme Marois a promis de compenser (…) Le ministre a dit qu’il faisait des calculs et il nous dit qu’il n’est pas sûr qu’il va compenser. On est en train de se contredire à nouveau. Y a-t-il un pilote dans l’avion? On est dans l’improvisation», a martelé Gerry Sklavounos.