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Démission de Gérald Tremblay

Le sujet demeure tabou à Québec

Agence QMI  Jean-Luc Lavallée
03/10/2012 12h36 

 
 
Démission de Gérald Tremblay - Le sujet demeure tabou à Québec
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay. 
Photo archives / Agence QMI

QUÉBEC - Le maire de Montréal Gérald Tremblay doit-il démissionner? La question indispose les partis politiques provinciaux qui n'osent pas s'aventurer sur ce terrain glissant.

À Montréal, les partis d'opposition à l'Hôtel de Ville réclament sa tête dans la foulée des allégations-chocs de Lino Zambito à la commission Charbonneau, qui éclaboussent Gérald Tremblay et son parti Union Montréal.

À Québec, le malaise est perceptible. Personne au PQ, au PLQ ou à la CAQ n'est encore allé aussi loin.

Au gouvernement Marois, plusieurs ministres ont renvoyé la balle, mercredi matin, au principal intéressé. La décision revient au maire Tremblay. «Ce sont des éléments d'analyse qui lui appartiennent», s'est contenté de répondre le ministre des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

«Le destin du maire Tremblay appartient au maire Tremblay», a ajouté Bernard Drainville.

«C'est à lui de savoir ce qu'il y a à faire dans les circonstances», a succinctement renchéri le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron.

Situation «délicate»

Le ministre responsable de la Métropole, Jean-François Lisée, plus loquace, a reconnu que la situation est «délicate» puisque les allégations n'ont pas encore été prouvées devant un tribunal. Gérald Tremblay ou les autres élus qui pourraient être éclaboussés dans le cadre de la Commission d'enquête devront tirer leurs propres conclusions sur leur avenir politique, a-t-il fait valoir.

«Il y a des gens qui demandent des décisions rapides; la précipitation dans des cas comme ceux-là n'est pas la meilleure conseillère, a dit M. Lisée. Ce sont des décisions qui appartiennent aux élus qui savent, dans leur for intérieur, ce qui est vrai, ce qui est faux dans ce qu'ils entendent.»

Est-il à l'aise d'avoir le maire Tremblay comme interlocuteur à la Ville de Montréal dans les circonstances? «Ce n'est pas une situation facile pour aucun des interlocuteurs de la Ville de Montréal et il va probablement y avoir d'autres allégations avancées sur d'autres élus dans les jours qui viennent donc ça va être la même position à chaque fois.»

M. Lisée prône la plus grande prudence à ce stade-ci. «On a tellement réclamé d'avoir une commission d'enquête qu'on va lui laisser faire son travail et tirer un certain nombre de conclusions avant de tirer, nous, des conclusions après les premiers jours et le premier témoin qui nous donne des indications directes», a-t-il ajouté.

Les libéraux s'abstiennent

Au Parti libéral, qui a attendu plus de deux ans avant de mettre sur pied une commission d'enquête sur l'industrie de la construction malgré les appels répétés de l'opposition adéquiste et péquiste, on préfère s'abstenir de commenter les travaux de la commission Charbonneau, même si l'on convient que les «révélations sont choquantes». Pas question de commenter à la pièce chacune des allégations.

«On va laisser le soin à la commission d'apprécier les témoignages et d'arriver avec ses propres conclusions», a émis l'attaché de presse de l'aile parlementaire libérale, Charles Robert.

À la Coalition avenir Québec, on juge qu'il est encore «trop tôt» pour tirer des conclusions, rappelant que Lino Zambito n'a même pas encore subi son contre-interrogatoire.



 
 


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