QUÉBEC - Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, cogne à différentes portes pour trouver une solution à la crise rattachée à l'élimination de la taxe santé.
«M. Marceau appelle du monde et il nous appelle présentement pour trouver une solution», a confié sous le couvert de l'anonymat le porte-parole d'un organisme influent. Le transfert fiscal d'un milliard $ proposé pour remplacer la taxe santé, a soulevé la controverse dès le lendemain de la formation du Conseil des ministres.
Nicolas Marceau informe ses interlocuteurs de l'intention ferme du gouvernement d'abolir la taxe santé. «Il veut trouver un scénario qui aura le moins d'impact possible», nous a-t-on mentionné. Le gouvernement veut éviter de faire fuir les investissements et les contribuables.
La volonté du gouvernement Marois d'augmenter rétroactivement les impôts des contribuables gagnant plus de 130 000 $ par année et d'augmenter les prélèvements sur les gains de capital et les dividendes ne passe pas la rampe. Ces trois mesures toucheraient près d'un million de contribuables, dont plus de la moitié se retrouvent dans la classe moyenne.
La mesure proposée par le gouvernement soulève la grogne tant sur le fond de la question (le transfert fiscal) que par son aspect rétroactif à l'année 2012. «La question de la rétroactivité n'avait jamais été mentionnée [...] On ne peut pas demander à des gens de planifier leur budget et leur dire d'effacer tout ça parce qu'un nouveau gouvernement est élu, alors que les trois quarts de l'année sont passés», a indiqué notre source.
Le gouvernement Marois pourrait s'inspirer de l'Ontario, en rendant la taxe santé progressive en fonction du revenu, plutôt que de l'éliminer, suggère-t-on au gouvernement.