Politique
La CAQ veut collaborer avec le gouvernement Marois |
Agence QMI Geneviève Lajoie
18/09/2012 13h05
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QUÉBEC - Les députés de la Coalition avenir Québec ont l'intention de collaborer avec le gouvernement minoritaire péquiste. Gérard Deltell prévient cependant que Pauline Marois devra faire une croix sur l'application de la Loi 101 aux cégeps et sur les référendums d'initiative populaire (RIP).
Le leader parlementaire caquiste estime que le résultat de l'élection du 4 septembre dernier commande que les élus de l'Assemblée nationale fassent des efforts pour s'entendre et faire fonctionner le Parlement.
«On a des positions très fermes et opposées sur bien des sujets, mais il y a des points sur lesquels ont peu s'entendre. Les Québécois ne tolèreraient pas qu'on se chicane à la journée longue dès les premiers jours», a-t-il fait valoir mardi matin, quelques minutes avant l'assermentation des députés de la CAQ à l'Assemblée nationale.
Corruption, collusion, méthode de financement des partis politiques et élections à date fixe sont tous des points sur lesquels caquistes et péquistes peuvent s'entendre, a plaidé M. Deltell.
Certains éléments du programme de Pauline Marois sont toutefois irréconciliables avec les idées défendues par François Legault et ses troupes.
«C'est clair que des hérésies et des absurdités comme la Loi 101 dans les cégeps ou encore les RIP, ça c'est clair que là-dessus, il n'y a aucun consensus possible, aucun point de ralliement possible», a dit le député de Chauveau. Retour de l'unifolié
Le drapeau canadien, qui brillait par son absence, lundi, lors de l'assermentation des 54 députés du PQ, était de retour au Salon rouge mardi pour la cérémonie dédiée aux députés de la CAQ. C'est l'équipe du protocole de l'Assemblée nationale qui l'a remis en place, à la droite du drapeau du Québec.
La décision du PQ de retirer l'unifolié a suscité de vives réactions dans le Canada anglais et sur les réseaux sociaux lundi. Il ne s'agit toutefois pas d'une première. Le drapeau canadien, qui a fait son apparition dans la Salle du Conseil législatif au milieu des années 80 sous le régime libéral, avait été retiré une première fois sous le règne péquiste entre 1994 et 2003.
Les élus du Parti québécois l'ont également retiré des lieux à plusieurs reprises pour leurs «photos de famille» lors des élections subséquentes (générales ou complémentaires) à l'occasion des cérémonies d'assermentation, bien qu'ils ne formaient pas le gouvernement.
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