«La folie a frappé», dit Marois


Marianne White

Dernière mise à jour: 05-09-2012 | 18h31

MONTRÉAL - Au lendemain de l'attentat perpétré au rassemblement de son parti, Pauline Marois s'est dite «profondément attristée» et bouleversée par la tragédie, mercredi.

«Un homme est mort sans aucune raison. La folie a frappé», a dit la chef péquiste au Sheraton Montréal lors d'une rencontre de presse sous haute surveillance policière.

«Malgré cette tragédie, il faut redire que le Québec est une société non violente. Un acte de folie ne peut effacer cette réalité», a-t-elle ajouté, la voix éraillée.

Elle a soutenu qu'il s'agit vraisemblablement d'un cas isolé et a prié les gens de ne pas tirer de conclusions avant que l'enquête policière soit terminée.

«C'est le cas probablement d'une personne qui avait des problèmes de santé très grave», a-t-elle avancé.

Mme Marois a offert ses sympathies aux proches des victimes et a indiqué qu'elle entrerait en contact avec eux rapidement. La première ministre élue a soutenu ne s'être jamais sentie en danger et avoir plutôt eu peur pour la sécurité de ses proches et des gens au Métropolis.

«Je n'ai jamais senti que j'étais en cause, que c'est moi qu'on venait attaquer», a-t-elle dit.

«Je suis profondément affectée, mais je dois aller de l'avant et assumer mes responsabilités», a-t-elle ajouté.

Sécurité renforcée

Son conjoint, Claude Blanchet, et sa mère de 88 ans, Marie-Paule Gingras, étaient dans la salle de presse bondée de journalistes et collaborateurs péquistes.

Les événements ont bouleversé l'entourage de la chef qui a accru considérablement la sécurité autour d'elle.

Deux voitures banalisées vont désormais accompagner la limousine de la chef, et le nombre de gardes du corps a été revu à la hausse.

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Mme Marois a affirmé qu'il était trop tôt pour réclamer une enquête publique sur l'attentat.

La chef péquiste a été prise par surprise lorsque ses gardes du corps l'ont rapidement escorté hors de la scène mardi soir, après que ceux-ci eurent entendu des coups de feu.

Elle ne savait pas à ce moment ce qui se passait, mais une fois en coulisse, elle a vu un homme blessé légèrement et une boule de feu derrière le Métropolis avant que la porte ne se referme.

Elle a insisté pour venir terminer son discours afin de rassurer les militants et les inciter à quitter le Métropolis dans le calme.

La leader souverainiste n'a su que plus tard en revenant à son hôtel qu'un homme avait ouvert le feu, tuant une personne et en blessant une autre.


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