Souffrant d'une laryngite qui l'a rendu presque aphone, M. Charest a ratissé mardi matin toute la ville de Laval. Il s'est d'abord arrêté dans Laval-des-Rapides où le ministre délégué aux Finances Alain Paquet affronte la jeune vedette péquiste Léo Bureau-Blouin.
Puis il a fait un saut dans Fabre où son candidat Gilles Ouimet, ex-bâtonnier du Québec, affronte le péquiste François-Gycelain Rocque et la candidate caquiste Dominique Anglade.
Jean Charest est aussi allé dire quelques mots d'encouragement au comité électoral libéral dans Vimont, où l'ex-chef de police de Laval Jean Rousselle est au coude-à-coude avec la péquiste Lynda Tousignan.
Ensuite arrêt dans Mille-Îles où la députée libérale sortante Francine Charbonneau résiste devant le péquiste Robert Carrier et le caquiste Jean Prud'homme.
Le chef libéral s'est aussi rendu donner un coup de pouce au député Gerry Sklavounos, dans Laurier-Dorion, où le candidat péquiste Badiona Bazin lui souffle dans le cou. Une dizaine de manifestants attendaient le chef libéral sur le trottoir pour lui rappeler leur mécontentement.
Jean Charest a aussi senti le besoin de s'arrêter dans un autre comté libéral, cette fois sur la Rive-Sud de Montréal, dans Laporte, où la ministre Nicole Ménard fait face au candidat péquiste Simon Bélanger. Les luttes s'annoncent serrées dans tous les comtés visités par le chef libéral, y compris dans son château fort de Sherbrooke.
Marois et Legault dans leur circonscription
De leur côté, la chef du PQ Pauline Marois a voté mardi matin à Beaupré dans sa circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, tandis que le leader de la Coalition avenir Québec a fait de même dans son comté de L’Assomption dans Lanaudière.
Pauline Marois a dit espérer que cette élection passe à l’histoire comme celle ayant porté au pouvoir une femme pour la première fois.
«Ça pourrait être une journée historique parce qu’on élirait pour la première fois une femme comme chef d’État au Québec», a-t-elle dit à sa sortie du bureau de scrutin dans un centre communautaire.
«Évidemment, je ne vous cacherai rien en vous disant que c’est ce que je souhaite qui arrive ce soir», a-t-elle ajouté.
Et elle se sent prête pour une telle éventualité. «Ça fait 30 ans que je me prépare», a lancé celle qui rêve d’accéder à ce poste depuis sa première course à la direction du Parti québécois en 1985.
La chef péquiste n’a aucune autre activité de prévue dans la journée.
En fin de soirée, elle se dirigera au Métropolis de Montréal où ses militants se réunissent pour prendre connaissance des résultats.
«Je me sens très sereine et j’ai confiance. Je fais confiance aux Québécois», a-t-elle affirmé ce matin.
François Legault était aussi confiant de gagner le coeur d’une majorité d’électeurs.
«Ça va très bien, (je suis) de bonne humeur, confiant. Une journée historique, une nouvelle ère qui commence. On met de côté les chicanes référendaires puis commence le vrai changement, le ménage et la relance du Québec», a-t-il laissé tomber en se dirigeant vers son bureau de vote, se disant «très excité».
«Je pense que nous avons besoin de changement au Québec et nous devons cesser de nous diviser sur la question référendaire. Tout le monde doit aller voter, c’est pour la démocratie…», a-t-il ajouté avant de quitter les lieux.
En soirée, le rassemblement de sa jeune formation politique aura également lieu dans sa circonscription, à Repentigny.
Les 19 680 bureaux de scrutin de la province sont ouverts jusqu'à 20.