Marianne White
Agence QMI

J'ai ma pelle: accueil mitigé pour Marois


Marianne White

QUÉBEC -Pauline Marois sait que la victoire n'est pas acquise à Québec et elle en a eu la démonstration lundi midi lorsque des participants à l'événement « J'ai ma pelle » l'ont huée.

Le bain de foule de la chef péquiste avait pourtant bien commencé au Carrefour Soumande où des milliers de personnes étaient réunies pour marcher en direction du site du futur amphithéâtre.

Mme Marois a été bien accueillie au départ, serrant des mains et se faisant prendre en photo avec des sympathisants.

Mais au fur et à mesure qu'elle se rapprochait du cœur de la foule, certains se sont mis à la huer et à lui crier : «Chou !» et «Vive le Canada!».

Son équipe l'a rapidement redirigée vers son autobus de campagne.

Retour des Nordiques

Plus tôt en conférence de presse, Mme Marois a vivement contesté l'affirmation de M. Charest qui a laissé entendre hier que l'élection d'un gouvernement péquiste nuirait au retour des Nordiques à Québec.
La Ville de Québec connaît une prospérité économique qui l'a conduite au plein emploi, ce qui pourrait contribuer à convaincre le commissaire de la LNH Gary Bettman, le jour où il cherchera un endroit où implanter une franchise, a exposé le chef libéral qui faisait campagne dimanche à Québec.

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«Je crois que M. Charest commence à être à bout d'arguments», a-t-elle répliqué, rappelant que lorsque les Nordiques ont joint la Ligue nationale de hockey en 1979, c'était un gouvernement du PQ qui était au pouvoir.

«L'argument ne tient pas (...) je suis certaine qu'il ne l'élection d'un gouvernement du Parti québécois ne posera pas de problème », a-t-elle ajouté.

Pas facile pour le PQ

Mme Marois a reconnu néanmoins que la tâche n'est pas facile pour son parti dans la région de Québec.
«Il ne s'agit pas de se raconter des histoires entre nous, c'est un petit peu plus difficile pour Québec», a-t-elle reconnu.

Mme Marois s'explique mal comment il se fait que son parti peine à grimper dans les intentions de vote à Québec alors que son parti a défendu bec et ongles le projet de loi 204 sur l'amphithéâtre.
Elle a insisté sur le fait qu'elle formerait un gouvernement responsable, un message visant les

électeurs de la région séduits par le ménage proposé par le Coalition avenir Québec qui mène dans les intentions de vote dans la région.

«Nous sommes préparés à gouverner dès le lendemain du vote», a-t-elle indiqué.

Le PQ est troisième derrière les libéraux dans la région selon les plus récents sondages.

Mme Marois a pu compter ce matin sur la présence de sa mère de 85 ans, Marie-Paule Gingras. La visite-surprise de cette dernière a ému Mme Marois qui l'a remerciée pour son héritage et ses bons gènes qui lui ont permis de rester en forme pendant toute la campagne.

Le vote étudiant

Mme Marois a continué de faire campagne lundi en compagnie de son candidat-vedette et ancien leader étudiant, Léo Bureau-Blouin afin de mousser le vote étudiant.

«Je veux envoyer un message très clair à tous les jeunes Québécois d'aller voter, qu'ils soient étudiants ou qu'ils ne le soient pas», a insisté la chef péquiste.

«C'est un message très fort que j'envoie par sa présence à mes côtés hier et aujourd'hui», a-t-elle ajouté.


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