Jean-Luc Lavallée
Agence QMI

Pauline Marois vit dans «un monde parallèle»

Selon François Legault - Pauline Marois vit dans «un monde parallèle»

François Legault et sa femme Isabelle.Photo Agence QMI


Jean-Luc Lavallée

SAINT-FERDINAND - La chef péquiste Pauline Marois vit dans un « monde imaginaire », voire « un monde parallèle », selon François Legault, qui tire à boulets rouges sur son projet de créer un poste de « ministre du référendum ».

C'est l'expression utilisée par le chef de la CAQ, samedi matin, qui a qualifié ainsi un éventuel « ministre de la Gouvernance démocratique » que projette de nommer le PQ s'il forme le prochain gouvernement.

Mme Marois a confié au « Devoir », en entrevue éditoriale, qu'elle souhaitait créer ce nouveau poste au conseil des ministres. Le ou la ministre de la Gouvernance démocratique serait responsable, notamment, d'instaurer les élections à date fixe et de mettre en place la mécanique des référendums d'initiative populaire.

À côté de la «track»

« Aujourd'hui, Mme Marois nous annonce qu'elle va créer un nouveau poste de ministre du référendum. Je ne comprends pas comment le Parti québécois peut faire aussi exprès pour être à côté de la "track" », a-t-il déploré lors d'un point de presse à Saint-Ferdinand, dans le Centre-du-Québec.

M. Legault avait identifié la veille la chef péquiste comme étant sa seule adversaire dans une course à deux, écartant Jean Charest, troisième dans les sondages. Samedi matin, il a une fois de plus concentré ses tirs sur Mme Marois, l'attaquant avec une agressivité plus soutenue, à trois jours du scrutin.

Le PQ est «déconnecté»

« Mme Marois et le Parti québécois vivent dans un monde imaginaire, un monde parallèle qui n'est pas le même monde dans lequel la majorité des Québécois vivent. Il faut vraiment être déconnecté pour penser que les Québécois veulent qu'on nomme une personne qui va être responsable de préparer un référendum d'initiative populaire dont personne ne veut. Les gens veulent du neuf, du concret, pas un référendum », a-t-il affirmé.

Le chef de la CAQ a encore reproché au PQ son absence de candidats issus du milieu des affaires, alors que 49 % des candidats de la Coalition proviennent de ce monde. Depuis le début de la campagne, il a soulevé à quelques reprises la faiblesse du PQ au niveau économique, se demandant même si un seul candidat pouvait assumer le poste de ministre des Finances.

« Est-ce que y'a des bons gestionnaires dans l'équipe de Mme Marois? Quelqu'un qui a déjà géré une grande organisation? Il y aurait probablement beaucoup de chicane pour savoir qui va combler le poste de ministre du référendum », a-t-il renchéri, laissant entendre que le PQ compte toutefois dans ses rangs de nombreux spécialistes de la souveraineté.

Appui d'un média anglophone

François Legault s'est par ailleurs réjoui, samedi matin, de l'appui du journal « The Gazette ». « Nous, ce qu'on souhaite, c'est de rassembler les Québécois; francophones, anglophones, allophones. Donc je suis très content d'avoir l'appui du journal "The Gazette" qui, on le sait, de façon traditionnelle, appuie le Parti libéral », a-t-il réagi, sautant à nouveau sur l'occasion pour dénigrer le PQ.

« Le Parti québécois ne souhaite pas être appuyé par les anglophones. Il souhaite une chicane avec les anglophones », a-t-il martelé.



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