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Coupes chez Hydro-Québec

Legault s'appuie sur des études «confidentielles»

Agence QMI 
27/08/2012 14h01 

 
 
Coupes chez Hydro-Québec - Legault s'appuie sur des études «confidentielles»
Le chef de la Coalition Avenir Québec Francois Legault accompagne de ses candidates, lors d'une conférence de presse devant la statue de Verchères. 
Photo: Annie T Roussell / Agence QMI

VERCHÈRES – Pressé de questions sur les coupes de 600 millions $ qu'il envisage chez Hydro-Québec, François Legault a dit s'appuyer sur des études «confidentielles» pour justifier le montant qu'il entend épargner.

«Il y a des études qui ont été faites par des personnes qui souhaitent les garder confidentielles», a déclaré le chef de la CAQ, lundi matin, lors d'un point de presse à Verchères, un bastion péquiste.


Il a ensuite cité une étude réalisée par Claude Garcia, un administrateur de sociétés proche de l'ADQ qui milite en faveur de la privatisation d'Hydro-Québec. Son étude, basée sur le « benchmarking » (l'étalonnage), prédisait même qu'il faudrait couper deux fois plus, soit 1,2 milliard $, chez Hydro-Québec, pour pouvoir se comparer à diverses organisations ou des sociétés d'État.

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«Les autres études, pour l'instant, ce sont des personnes qui souhaitent qu'elles demeurent privées, étant donné qu'elles ont été faites avec des moyens limités. J'ai eu l'occasion aussi de consulter des cadres actuels et des anciens hauts placés chez Hydro-Québec pour valider la raisonnabilité (sic) de ce qui est à faire et moi je suis convaincu qu'on est capable de réduire les dépenses de 600 millions», a-t-il renchéri.

Appelé à ventiler ce montant, il prévoit économiser 300 millions $ en coupant 4000 postes et un autre 300 millions $ en gain d'efficacité sur les contrats d'envergure de cet important donneur d'ouvrages et les «achats» qui sont réalisés par la société d'État.

La lutte à la collusion et à la corruption permettrait notamment d'atteindre cet objectif, explique-t-on à la CAQ, citant en exemple la baisse du coût des contrats accordés dans la sphère publique depuis que le rapport de Jacques Duchesneau a mis en lumière ce phénomène.

Une caquiste à l'emploi d'Hydro

Fait inusité, la candidate caquiste dans Verchères, Chantal Soucy, travaille chez Hydro-Québec depuis 2009 à l'unité «Propriétés immobilières». Questionnée ce matin sur les coupures anticipées par son parti, le malaise était perceptible chez la candidate.

«Je suis encore à l'emploi d'Hydro-Québec et puis j'ai un lien de confidentialité et je vais respecter mon code d'éthique. Vous m'excuserez, mais je ne peux pas commenter sur ça. Mais par exemple, notre chef a quand même précisé à plusieurs reprises qu'il n'y aurait pas de pertes d'emploi chez Hydro-Québec (NDLR : il prévoit couper des postes par attrition) donc c'est une chose qui est rassurante.»

Appui de Jocelyne Cazin

Critiqué récemment pour ses propos sur les femmes, François Legault a laissé à peu près toute la place aux «femmes de tête» de son équipe, lundi matin, lors de son point de presse. L'ex-animatrice Jocelyne Cazin, qui avait finalement décliné l'invitation de M. Legault pour briguer les suffrages dans cette campagne, est venue lui prêter main-forte en animant la conférence de presse et en présentant plusieurs candidates.

«Ce sera peut-être pour la prochaine fois», a-t-elle d'abord glissé, avant d'encenser le programme du parti qui «redonne de l'espoir au peuple». Les gens, a-t-elle dit, ont «besoin de sang neuf». Parmi les 13 femmes qui l'accompagnaient, notons la présence de Dominique Anglade, Maud Cohen, Nathalie Roy, Hélène Daneaul et Chantal Longpré.

La parité hommes-femmes ?

M. Legault a toutefois refusé de s'avancer sur la parité hommes-femmes et de nommer l'une d'entre elles qui pourrait hériter d'un poste au sein de son conseil des ministres ou même d'un rôle clé dans un cabinet fantôme s'il se retrouve dans l'opposition. Le chef de la CAQ a déjà pourtant clairement identifié Jacques Duchesneau, Gaétan Barrette et même Christian Dubé comme éventuels «ministres».

«On a l'embarras du choix, mais c'est certain que vous allez retrouver plusieurs des femmes qui sont ici au Conseil des ministres. Le choix va être difficile. Il faudra tenir compte de plusieurs critères, dont la représentation des régions», a-t-il répondu.

«On traversera le pont quand on sera rendu à la rivière», a-t-il ajouté. Chose certaine, il ne veut pas d'un «cabinet de trente personnes comme d'autres ont déjà eu». S'il est élu, il choisira une vingtaine de députés pour former son conseil des ministres.

 
 


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