Léger réagit
«Quand les résultats ne font pas leur affaire, ils tirent sur le messager, rétorque le sondeur Jean-Marc Léger. On a seulement 5 % d'indécis; dans les sondages faits par Internet, il y a toujours moins d'indécis parce que les répondants prennent plus de temps pour réfléchir que par téléphone.»
Jean-Marc Léger ajoute que 29 % des répondants pourraient changer d'idée d'ici le 4 septembre. «On assiste encore à une lutte à trois.» Quant à la fiabilité des sondages au Québec, il souligne que les élections de 2003, 2007 et 2008 ont été dans la marge d'erreur de ses coups de sonde.
Pour sa part, le chef de la CAQ souhaite se faufiler entre libéraux et péquistes le soir du 4 septembre. «C'est certain que c'est une grosse commande, mais c'est possible. Il faut croire en nous-mêmes.»
La chef péquiste Pauline Marois a refusé de commenter le coup de sonde qui montre qu'elle est en terrain minoritaire. «Je vais travailler très fort pour convaincre les Québécois de me donner un mandat de gouvernement majoritaire.»
Les libéraux promettent des investissements de 115 millions $ en santé
Le chef libéral Jean Charest a annoncé une consolidation des services ambulanciers et un virage vers la télésanté, samedi matin, lors d'une visite en Montérégie.
M. Charest a précisé qu'un nouveau gouvernement libéral investirait 60 millions $ «afin de soutenir la consolidation des services préhospitaliers d'urgence dans toutes les régions du Québec». «Selon la région, cela pourra se traduire par l'ajout de véhicules et l'ajout ou la modification de quarts de travail.»
Un gouvernement libéral mettrait aussi en place un service ambulancier héliporté, grâce à un investissement de 15 millions $ «afin d'offrir, dans les meilleurs délais et avec une plus grande efficience, les soins d'urgence que requièrent certains patients». L'argent servirait à acheter deux hélicoptères-ambulances devant offrir 1500 heures de vol.
En télésanté, les libéraux investiraient 40 millions $ pour l'implantation de 10 nouveaux projets. Le réseau Télésanté utilise les télécommunications pour offrir des services médicaux sans que les patients, notamment ceux des régions éloignées, aient à se déplacer dans les grands centres hospitaliers.
Par exemple, avec la télésanté, il est possible à un spécialiste d'un centre hospitalier de Québec de réaliser en temps réel un diagnostic par échocardiographie auprès d'un patient situé dans un hôpital régional, à des centaines de kilomètres de distance.
Un gouvernement libéral développerait en outre un réseau de télésanté à domicile, «ce qui permettra d'offrir aux patients une meilleure prise en charge».