QUÉBEC – Un groupe de citoyens profite de la campagne électorale en cours pour réclamer un débat sur la libéralisation du marché du vin au Québec.
Le Regroupement des citoyens pour la libéralisation du vin du Québec, qui fait circuler une pétition en faveur de la démonopolisation de la Société des alcools du Québec, souhaite que soit permis au Québec l'établissement de points de vente privés de vin.
«La majorité des provinces et États américains permettent l'existence de magasins de vins privés, avec comme conséquence une hausse de l'emploi et un accroissement des revenus en taxation pour les gouvernements, explique le Regroupement dans un communiqué de presse La Loi C-311, passée récemment aux Communes à Ottawa, permet le transport du vin, pour consommation personnelle, à travers les frontières provinciales. La SAQ, sans consultation publique, souhaite fermer cette libre circulation du vin, ce qui priverait les producteurs de vin québécois d'un accès privilégié à des millions de consommateurs des autres provinces.»
Le Regroupement souhaite que «la SAQ adopte une règlementation qui favorisera le développement de cette industrie» et demande qu'en cette période électorale «chaque parti politique communique à la population un énoncé clair quant à leur support d'un politique de démonopolisation de la SAQ».
«Nous ne demandons pas le démantèlement de la SAQ, ni sa privatisation; mais tout simplement que des magasins de vin privés puissent opérer en complément ou en compétition avec les magasins de la SAQ.»
En date de samedi, 108 personnes avaient signé la pétition du Regroupement des citoyens pour la libéralisation du vin du Québec demandant «au ministère responsable de la Société des alcools du Québec de décréter la démonopolisation de la SAQ et de permettre l'établissement de détaillants privés de vin dans la province de Québec».