MONTRÉAL - En difficulté dans les sondages, Jean Charest évoque le vote stratégique en vue du scrutin du 4 septembre prochain. Un vote pour la Coalition avenir Québec, c'est un vote pour le Parti québécois, prévient le premier ministre.
« Dans la campagne actuelle, appuyer la CAQ, c'est appuyer Pauline Marois. Voter pour la CAQ, c'est voter pour le PQ, c'est une chose dont les Québécois devront tenir compte », a déclaré le chef libéral jeudi, lors d'une conférence de presse au septième étage du Palais des congrès de Montréal.
Les Québécois risquent de se retrouver avec une bien mauvaise surprise au lendemain des élections s'ils décident d'appuyer François Legault, souligne-t-il.
Un sondage CROP-La Presse révèle que le Parti libéral du Québec est en difficulté. En perte de deux points de pourcentage depuis la semaine dernière, le PLQ (27 %) est talonné par la CAQ (25 %). Le PQ, lui, a accru son avance et trône désormais à 34 % des intentions de vote.
Jean Charest a tenu à baisser les attentes à l'égard de la série de débats qui s'en viennent, quatre jours de luttes oratoires qui pourraient changer l'allure de la campagne électorale.
Un premier débat se déroulera dimanche soir et sera diffusé sur les ondes de Radio-Canada et Télé-Québec. Il opposera Pauline Marois, Jean Charest, François Legault, ainsi que la porte-parole de Québec solidaire Françoise David. Les trois soirs subséquents, sur les ondes de TVA, c'est une formule « face-à-face» avec les chefs du PQ, de la CAQ et du PLQ.
«Je ne me fais pas d'illusion. Aux débats, évidemment, je serai la cible», a-t-il signalé.