MAGOG – Le chef libéral Jean Charest a été confronté mercredi aux déclarations du maire de Saguenay, Jean Tremblay, sur la candidate péquiste dans Trois-Rivières, Djemila Benhabib.
Jean Charest a refusé de commenter, mais une militante libérale du comté d'Orford lui a remis une prière pour l'aider dans sa campagne, qui est loin d'être gagnée, même dans sa propre circonscription.
Devant les journalistes, le chef libéral a refusé de se mouiller sur le sujet : «Moi, je n'ai pas entendu les commentaires de monsieur, alors je suis mal placé pour commenter, je ne les ai pas entendus a-t-il déclaré alors qu'il visitait un vignoble. Ce que je peux vous dire, c'est qu'au Québec, nous sommes tous égaux» a-t-il vaguement énoncé.
Mais une surprise attendait M. Charest à l'intérieur, une militante libérale est venue le rencontrer pour lui remettre une prière. «Avec ça, monsieur Charest, vous allez rentrer haut la main. Mais il faut y croire!»
Gisèle Pothier, contrairement au premier ministre, a entendu les propos du maire Tremblay. Elle les approuve totalement : «Je suis d'accord à 100%, a lancé la militante libérale dans Orford. On est des croyants, on ne doit pas se laisser influencer par ceux qui arrivent de l'extérieur et qui veulent changer nos mentalités.»
L'apparition du député de Sherbrooke arrive au moment où sa campagne dans son comté bat de l'aile. Le dernier sondage le place loin deuxième derrière le candidat du Parti Québécois et ex-bloquiste, Serge Cardin. Et à la radio, on lui demande déjà ce qu'il fera si son gouvernement est battu.
«Le 4 septembre prochain, je serai député du comté de Sherbrooke, et j'ai l'intention de rester député du comté de Sherbrooke, a-t-il affirmé. Je n'anticipe aucun autre scénario que de gagner l'élection générale avec un gouvernement majoritaire.»
Il invoque son bilan économique dans la région pour préserver la faveur de ses électeurs. Mais, premier ministre ou pas, c'est toujours pour lui à recommencer. La victoire n'est jamais tracée d'avance. Plus d'une fois, on a prédit la fin de sa vie politique.
«J'ai assisté à mon enterrement, moi, en direct pendant une heure et quart, une heure et demie à la télévision», a-t-il ajouté.