SAINT-JÉRÔME – Le PQ veut favoriser le transport en commun et ralentir les travaux routiers pour soulager les automobilistes de la région de Montréal.
La chef du Parti québécois a promis mercredi d'étendre le train de l'Est jusqu'à Mascouche d'ici la fin de 2014 et de prolonger le métro vers Anjou d'ici 2020 afin de soulager les automobilistes.
«Les transports dans la grande région de Montréal sont un véritable cauchemar pour bien des gens», a dit Pauline Marois lors d'un point de presse à Saint-Jérôme.
La chef du PQ, qui faisait campagne pour une troisième journée complète dans la couronne nord de Montréal, a affirmé qu'elle n'avait pas l'intention de laisser tomber les gens de la région qui attendent depuis 2006 le prolongement du train de l'Est.
Les dépassements de coûts pour le projet - qui sont passés de 300 millions $ à quelque 700 millions $ - ont forcé le gouvernement libéral à mettre le projet sur la touche.
Mme Marois a indiqué que le projet serait remis sur les rails et livré dans un souci d'éviter de nouvelles surprises financières.
Elle ne compte pas allouer de nouvelles sommes aux projets annoncés mercredi matin, mais utiliser les sommes déjà budgétées de façon différente.
«Les expropriations ont été faites, les tracés sont prêts, le travail a été fait», a-t-elle dit.
«Donc nous n'allons pas laisser tomber les gens de la région», a-t-elle dit.
La chef du PQ a noté par ailleurs que le vérificateur général enquêtait sur les écueils du projet et que si elle est élue, elle suivra ses éventuelles recommandations.
En ce qui a trait au prolongement de la ligne bleue du métro de quelque trois stations entre Saint-Michel et Anjou, le PQ attend avant de se prononcer sur les coûts des nouvelles évaluations commandées par les parties impliquées.
Pauline Marois a également promis de créer 300 kilomètres de voies réservées au transport collectif à Montréal d'ici 2020.
Le PQ veut privilégier les investissements dans les transports en commun en répartissant différemment l'enveloppe budgétaire. Actuellement, le gouvernement investit 16 milliards $ dans le réseau routier et 3 milliards $ dans le transport en commun.
Le PQ pourrait doubler les sommes dédiées au transport collectif, en les faisant passer de 15% à 30% du budget en transport routier.
«Ça m'apparaît un chiffre intéressant», a dit Mme Marois, en indiquant que la proportion serait beaucoup plus grande que celle actuellement.
Elle a noté qu'il était temps de faire un ménage dans les travaux routiers. Les travaux urgents et ceux nécessaires pour des raisons de sécurité vont être priorisés et les autres seront étalés dans le temps.
«Ce n'est pas vrai que tout doit être fait en même temps. La fluidité de la circulation doit être prise en compte», a dit Mme Marois.
Le PQ veut s'assurer que le prochain pont Champlain fasse une place importante au transport en commun.
Elle a également affirmé qu'un gouvernement du Parti québécois favoriserait l'électrification des transports au Québec et elle a fait un tour de voiture électrique.
Mme Marois n'a pas donné davantage de détails à ce sujet, sinon pour dire que le fonds de 10 milliards $ de la Caisse de dépôt et placement pour investir au Québec pourrait encourager des entreprises dans ce secteur.