NICOLET – La Coalition Avenir Québec mise sur son «trio d'incorruptibles» et son candidat vedette Jacques Duchesneau avec son thème favori, la lutte à la corruption, dans sa première «publicité choc», dévoilée vendredi matin.
L'ancien chef de police est à l'avant-plan, avec le chef François Legault et le Dr Gaétan Barrette, dans le message télévisé de 30 secondes. Une quinzaine de candidats, les plus connus de la CAQ, entourent le chef.
Jacques Duchesneau intervient à deux reprises. «Après avoir été le directeur de l'Unité anticollusion, j'ai compris qu'il faut faire le grand ménage dans le financement des partis», lâche-t-il dans un premier temps.
«Avec nous autres, la commission d'enquête ne finira pas en queue de poisson», ajoute-t-il un peu plus loin. Le tournage de la publicité a eu lieu dimanche dernier, dans les heures suivant la confirmation de la candidature de Jacques Duchesneau dans Saint-Jérôme, bien avant la controverse qui a éclaté cette semaine avec le procureur en chef de la Commission Charbonneau, Me Sylvain Lussier.
Depuis, M. Duchesneau, son chef François Legault et Me Lussier ont désamorcé l'affaire et M. Duchesneau a réitéré toute sa confiance envers la Commission Charbonneau.
Les deux autres membres du «trio d'incorruptibles» de la CAQ prennent aussi la parole dans cette publicité. «Y'a de la corruption, on se fait voler!» déclare, outrée, la députée sortante de Lotbinière Sylvie Roy. «Ne laissez pas Jean Charest ou Pauline Marois gouverner avant de connaître la vérité», renchérit Maud Cohen, ex-présidente de l'Ordre des ingénieurs.
«Le Québec est malade!» lâche également Gaétan Barrette, qui a son court moment de gloire, dans cette pub télé. «Nous-autres, on va le faire le ménage parce qu'on est les seuls qui ne doivent rien à personne», conclut François Legault.
Dans sa forme, force est de constater que cette « publicité-choc» est l'une des plus conventionnelles mises de l'avant par les principaux partis depuis le début de la campagne. Le parti a voulu éviter «la formule punch et l'humour», a commenté Louis Massicotte, publicitaire-stratège à l'origine du concept de la vidéo.
Selon le chef caquiste, cette première publicité parle d'elle-même. «Les Québécois vont comprendre que Jean Charest et Pauline Marois n'ont pas la crédibilité nécessaire pour remettre de l'ordre dans le financement des partis politiques, la corruption et le gaspillage», soutient le chef caquiste.
Ce premier message publicitaire est le premier d'une série de 10 messages tournés «dans un langage simple et convaincant», admet-on, afin de séduire l'électorat. On aperçoit aussi, dans la brochette de candidats, les Dominique Anglade, Chantal Longpré, Claire Samson, Gérard Deltell, François Bonnardel, Christian Dubé, Mario Asselin, Nathalie Roy, Hélène Daneault et Abel-Claude Arslanian.