SAGUENAY – Gabriel Nadeau-Dubois, le leader démissionnaire de la CLASSE, a été «démonisé» par le premier ministre et mérite le respect même s'il a parfois exagéré, croit Pauline Marois.
«Je pense qu'il faut avoir du respect pour Gabriel Nadeau-Dubois. On peut ne pas être d'accord avec son point de vue, avec ses orientations, mais il faut admettre qu'il a été capable de défendre son point de vue, de le faire avec intelligence, avec audace, parfois en exagérant un peu», a dit jeudi la chef du Parti québécois.
«Mais si on n'est pas capable d'exagérer à 20 ans, je pense qu'on risque d'être bien ennuyant à 60 ans», a-t-elle ajouté.
Le jeune leader étudiant a indiqué dans sa lettre de démission qu'il ne pouvait plus supporter les attaques «personnelles et dégradantes» à son endroit, notamment de la part de libéraux.
La leader péquiste a estimé que le premier ministre Jean Charest a contribué à créer un climat social malsain qui a divisé les Québécois.
«Il a voulu marginaliser certains des leaders étudiants, les démoniser, leur accolant des étiquettes qui n'étaient pas leur intention. Je trouve ça dommage pour un premier ministre qui ainsi démonise sa jeunesse», a-t-elle ajouté.
Mme Marois a soutenu que M. Nadeau-Dubois n'était pas responsable des débordements qui ont entaché quelques manifestations étudiantes.