Les étudiants en travail social de l'Université de Montréal ont été les premiers à se prononcer. Lundi soir, ils ont voté en faveur de la grève pour la reprise des classes le 27 août. D'autres établissements doivent aussi se prononcer sur la reconduction ou non de la grève au cours des prochains jours.
Pour le premier ministre sortant, il n'y a pas de raison que la rentrée ne se déroule pas dans l'ordre. Si des étudiants votent pour un boycottage, les autres qui veulent suivre leurs cours devront pouvoir le faire, a-t-il insisté.
«Nous voulons que la rentrée se fasse correctement, nous demandons à chacun de faire une rentrée qui est dans le respect des uns et des autres. Sincèrement, personne ne veut des perturbations», a-t-il lancé, lors d'une conférence de presse à Sherbrooke.
Le chef libéral en a d'ailleurs profité pour annoncer que son gouvernement s'était justement entendu avec les représentants syndicaux au cours des dernières heures en ce qui concerne les conditions de travail des enseignants collégiaux en vue de la rentrée scolaire.
Une entente de principe est ainsi survenue entre la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC), qui sera soumise cette semaine aux représentantes et aux représentants des syndicats d'enseignantes et d'enseignants de cégep affiliés à la FNEEQ.
«Il me semble qu'il y a là un signal d'envoyé: si on est capable de s'entendre avec les représentants syndicaux, on doit être capable de s'entendre avec tout le monde normalement», a-t-il soutenu.
Jean Charest, plutôt dans l'ombre de François Legault ces derniers jours à cause de l'annonce de la candidature vedette de Jacques Duchesneau, a repris son discours sur le carré rouge.
«Je me bats dans cette campagne pour défendre l'étudiant qui veut aller à ses cours parce qu'il le droit d'aller à ses cours et ça, c'est la différence entre Pauline Marois, François Legault et moi, a-t-il clamé. Pauline Marois et François Legault croient qu'un étudiant qui est dans une classe qui a fait l'objet d'un boycottage peut se faire barrer la route à sa salle de classe, moi je pense le contraire.»