Chaque famille ayant un revenu annuel inférieur à 100 000 $ serait exemptée, dans un premier temps, de payer la contribution santé de 400 $ par couple. Cette mesure serait mise en place dans les deux premières années du plan de la CAQ.
Pour les trois années subséquentes, François Legault s'engage à réduire progressivement l'impôt des particuliers de 200 $ par an. Autrement dit, à terme, les familles auraient 1000 $ de plus dans leurs poches. Un célibataire verrait son fardeau fiscal réduit de 500 $. «On pense que de baisser les impôts, c'est une bonne façon de stimuler l'économie», a déclaré le chef caquiste qui veut «soulager» les contribuables.
«Actuellement, les contribuables paient trop d'impôts au Québec et ils n'en ont pas pour leur argent. Les Québécois demeurent les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord. C'est dû en partie au gaspillage entraîné par la bureaucratie, le manque de rigueur dans la gestion de l'appareil gouvernemental et la corruption.»
Comment financer ça ?
Lors d'un point de presse dans un supermarché de Saint-Jean-sur-Richelieu, M. Legault a toutefois refusé de préciser comment il financerait ces mesures évaluées à 1,8 milliard (la taxe santé priverait l'État québécois de 730 millions alors que la réduction d'impôts entraînerait des coûts de 1,1 milliard).
François Legault a répété à plusieurs reprises qu'il dévoilerait son cadre financier dans les prochains jours. La CAQ, faut-il le rappeler, a également promis d'injecter 600 millions $ en santé et 100 millions pour la culture depuis le début de la campagne. «Ne vous inquiétez pas, je suis un comptable agréé, ça va balancer…», a-t-il laissé tomber.
Abolition de 7000 postes
Néanmoins, on sait déjà qu'il compte réaliser des économies substantielles avec son «grand ménage» dans l'administration publique, l'abolition de 7000 postes (dont 4000 chez Hydro-Québec), l'abolition des commissions scolaires et des agences de la santé et la réduction du coût des médicaments.
Lundi, il annonçait qu'il voulait miser sur les redevances minières et pétrolières pour réduire la dette. Deux priorités qui ne sont pas incompatibles, soutient-il, malgré l'état des finances publiques. «Il faut faire les deux… Il faut avoir une économie en santé, des contribuables qui en ont pour leur argent et il faut aussi réduire la dette par équité entre les générations.»