«J'espère bien que dans le mandat les Québécois se diront : «On veut sortir du Canada» et le Parti québécois sera là pour leur donner cette opportunité», a dit le candidat péquiste de Rosemont.
L'ancien conseiller des premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard a aussi courtisé les électeurs de Québec solidaire et de la Coalition Avenir Québec afin de former une coalition avec le PQ pour chasser les libéraux du pouvoir.
«L'élection du 4 septembre sera un référendum sur le cynisme», a dit Lisée aux quelque 150 militants réunis dans un centre communautaire de ce château fort péquiste.
La réélection d'un gouvernement libéral «ferait trop mal au Québec», selon lui.
L'ex-journaliste et commentateur a souligné que les souverainistes devraient s'allier et non contribuer à diviser le vote.
«Les électeurs tentés par Québec solidaire trouveront au PQ une ferme volonté de justice sociale et économique», a dit celui qui a été l'émissaire de Pauline Marois pour tenter de conclure une alliance électorale – qui a échoué – avec QS.
Il a également courtisé les électeurs de la CAQ, soutenant que le PQ veut «alléger les structures de l'état» et «augmenter la qualité des services».
Il a refusé de s'immiscer dans la polémique sur les propos acides de Gilles Duceppe sur Amir Khadir, mais il a dit souhaiter la réconciliation des deux hommes politiques pour une éventuelle campagne référendaire.
«Quand on aura un comité du OUI pour la souveraineté, Gilles Duceppe et Amir Khadir seront côte à côte dans ce comité là», a-t-il dit.
«Il faudra la plus large coalition que le Québec n'ait jamais connue, plus large encore que celle de 1995», a dit M. Lisée.
Charest et Legault réagissent
Jean Charest a dénoncé les propos tenus par le nouveau candidat péquiste, qui a appelé les gens à désobéir au premier ministre et sortir dans la rue, comme ils l'ont fait au cours des derniers mois.
«Je ne sais pas ce qui arrive quand les personnes deviennent candidats du PQ, ça semble les transformer. J'ai de la difficulté à m'expliquer pourquoi une personne comme M. Lisée ou toute autre personne aborderait un exercice démocratique en disant aux gens de désobéir et de prendre la rue», a dit le chef libéral, lors d'une conférence de presse dans le comté de Crémazie.
François Legault s'est pour sa part questionné sur la position que le PQ allait prendre avec Québec Solidaire, étant donné que M. Lisée a déjà eu des discussions avec M. Khadir.
«J'ai vraiment hâte de voir si M. Lisée est toujours en faveur d'une fusion avec Québec Solidaire. Est-il en faveur d'une fusion avec Amir Khadir ou non?» a-t-il dit.
Reconnu pour son franc-parler et ses idées qui ne sont pas toujours en ligne avec la position du parti, M. Lisée a affirmé qu'il adhérait au programme électoral du PQ.
«Certaines de mes idées sont dans le programme, y en a d'autres qui ne le sont pas, c'est ça, la politique», a-t-il dit, ajoutant qu'il ferait la promotion de ses idées au sein du caucus du PQ s'il est élu.
La chef du PQ poursuit sa campagne de «la rue» samedi en visitant une foire agricole à Saint-Hyacinthe et un festival du maïs.
Elle se plaît depuis le début de la campagne à reprendre à son compte les accusations de Jean Charest qui la dépeint comme à la solde de la «rue».
Aujourd'hui encore, elle a mis au défi le premier ministre d'aller à la rencontre des citoyens sans une horde de policiers. «On verra s'il est aussi bien reçu que moi», a-t-elle lancé.