LA PRAIRIE - S'il prend le pouvoir le 4 septembre, le Parti québécois va exiger des redevances minières plus élevées et mettre sur pied une Banque de développement économique du Québec.
Pauline Marois a fait des annonces à saveur économique, vendredi, sur la Rive-Sud de Montréal.
Elle s'est engagée à imposer une redevance minimale obligatoire de 5 % sur la valeur brute de toute forme de production de minerais ou de diamants.
La position du PQ, inspirée du modèle australien, prévoit également une taxe de 30 % sur les « surprofits » des minières, c'est-à-dire tout profit au-dessus d'un rendement normal sur le capital que le PQ évalue à 8 %.
« Il s'agit d'une ressource naturelle non renouvelable qui nous appartient collectivement et il faut nous assurer que lorsqu'on l'exploite que la population concernée puisse en recevoir une partie », a dit Mme Marois.
La chef du PQ soutient que le régime proposé permettrait d'engranger des revenus pour l'État supérieurs de 60 % à ceux récoltés avec le régime actuel.
Plus tôt en journée, elle a proposé la création d'une banque québécoise qui engloberait les portefeuilles gérés par Investissement Québec et le ministère du Développement économique, qui totalisent 7,6 milliards de dollars.
La nouvelle structure offrirait du capital de risque et du capital patient, c'est-à-dire des prêts et des garanties de prêts sur une longue période sans attendre de retour rapide sur investissement.