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Droits de scolarité

Marois propose la maternelle à 4 ans

Agence QMI 
Marianne White
02/08/2012 11h22 - Mise à jour 02/08/2012 13h48

 
 
Droits de scolarité - Marois propose la maternelle à 4 ans
Pauline Marois et Leo Bureau-Blouin 
Photo Jean-François Desgagnés / Agence QMI

MONTRÉAL – La chef péquiste a annoncé qu'elle offrira sur une base volontaire la maternelle dès l'âge de 4 ans pour les enfants des milieux défavorisés afin de contrer le décrochage scolaire.

Pauline Marois a profité de son passage dans la circonscription de Crémazie où elle a officialisé la candidature de Diane de Courcy, présidente de la Commission scolaire de Montréal, pour présenter son plan de «guerre» au décrochage.


«Toutes nos décisions en matière d'éducation seront motivées par cet objectif», a dit Mme Marois.

Elle s'est par ailleurs engagée à embaucher, dans les trois premières années d'un premier mandat, 600 professionnels supplémentaires dans les écoles québécoises.

La chef péquiste a indiqué que ces deux promesses n'étaient pas très onéreuses : 37 millions $ pour les embauches et 20 millions $ si tous les enfants des milieux défavorisés se prévalent de la maternelle à temps plein à 4 ans. Le PQ estime que la moitié d'entre eux vont le faire dans un premier mandat, donc cela coûterait quelque 10 millions $, sans compter des économies possibles dans les Centres de la petite enfance.

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Diane de Courcy a affirmé que la maternelle à 4 ans – qui existe déjà, mais le programme est gelé depuis 10 ans – va permettre aux enfants des milieux plus pauvres de partir sur un pied d'égalité avec les autres enfants.

«On les échappe trop souvent et ce retard est très difficile, voire quasi impossible à rattraper par la suite», a-t-elle dit.

«Pour éviter le décrochage scolaire, il faut identifier le plus tôt possible les enfants en difficulté», a ajouté la candidate péquiste.

Trêve électorale

Plus tôt dans la journée, Pauline Marois a réitéré son engagement d'annuler la hausse des droits de scolarité et a dit souhaiter une trêve étudiante pour la durée des élections.

En compagnie du candidat péquiste Léo Bureau-Blouin, le jeune et charismatique ex-leader étudiant, la chef péquiste a rappelé qu'un gouvernement péquiste organiserait un sommet dans les 100 premiers jours sur les études supérieures pour rassembler les acteurs du monde de l'éducation autour d'une table.

Mme Marois a indiqué que si, à l'issue de ce sommet, il y a lieu d'augmenter les droits de scolarité, elle s'est engagée à en limiter la hausse à une indexation au coût de la vie. «Notre position ne peut être plus claire et elle permettra, croyons-nous, de régler la crise», a-t-elle dit.

M. Bureau-Blouin a par ailleurs endossé la proposition de trêve étudiante qui circule dans les associations étudiantes.

Les votes de grève doivent reprendre à la mi-août, date de la rentrée.

«Cela pourrait permettre de créer un climat propice, mais je n'utiliserai pas ma stature pour en faire la promotion», a dit Bureau-Blouin.

La chef du PQ a dit que ce serait «intéressant» et «souhaitable» qu'il y ait une trêve. La CLASSE a indiqué pour sa part qu'elle ne donnerait pas de mot d'ordre à cet effet aux associations étudiantes.

Mme Marois a attaqué son adversaire libéral, soutenant qu'il a alimenté la crise étudiante à des fins partisanes et n'a jamais voulu la régler.

«Jean Charest est responsable de ce qu'il se passe dans la rue», a martelé la chef du Parti québécois à plusieurs reprises.

Le PQ s'engage à donner un tiers des voix à ce sommet aux étudiants. Les deux autres tiers iraient à des représentants du gouvernement et à la société civile.

«Il est maintenant temps de régler cette crise libérale qui paralyse le Québec», a dit M. Bureau-Blouin qui porte les couleurs du Parti québécois dans la circonscription de Laval-des-Rapides.

Ce dernier a dû se défendre de renier ses convictions, lui qui prônait le gel et rien d'autre au printemps.

«Je suis quelqu'un de compromis. Je ne suis pas une personne qui est dogmatique», a-t-il dit, notant qu'il accepterait le consensus qui résulterait de l'éventuel sommet.

Pauline Marois compte sur son jeune candidat pour mobiliser les jeunes électeurs.

Si elle remporte les élections, la chef du Parti québécois (PQ) va également abroger la loi 78 qui a été décriée de toutes parts.

Bain de foule

La chef péquiste a encore un horaire chargé en ce deuxième jour de campagne et elle a pris deux bains de foule en matinée.

Elle a débuté par une balade en métro d'une quarantaine de minutes avec des candidats de la région de Montréal, un clin d'œil à Jean Charest qu'elle a mis au défi de descendre dans la rue sans une horde de policiers.

Mme Marois s'est ensuite baladée dans le marché Atwater sur l'heure du dîner, serrant de nombreuses mains et s'arrêtant pour se faire prendre en photo avec des électeurs.



 
 


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