«Moi, je veux lancer un défi à Jean Charest, à Pauline Marois [et[ tous les chefs de partis d'organiser deux assemblées citoyennes; une à Québec, une à Montréal. Pour que les citoyens puissent venir poser des questions aux politiciens sur la santé, l'économie, sur tout ce qui se passe avec la corruption, un référendum sur la souveraineté [et] tous les enjeux dont on ne parle pas à l'Assemblée nationale», a-t-il déclaré en entrevue à CHOI Radio X, dans l'émission de Dominic Maurais.
Au-delà du débat des chefs, qui doit avoir lieu à la mi-campagne, M. Legault soutient que l'assemblée citoyenne est « l'incarnation d'une politique différente» et «l'antithèse de la langue de bois».
Il dit s'être inspiré des commentaires qu'il a entendus sur le terrain lors de sa tournée du Québec depuis le début de l'été.
«Les Québécois méritent d'être écoutés et entendus, et une telle tribune se veut idéale. L'absent dans le débat, c'est le citoyen, mais il va être appelé à voter le 4 septembre. Est-ce qu'on peut laisser la chance au citoyen de venir rencontrer les chefs de partis? Moi, j'aimerais ça avoir une réponse aujourd'hui de M. Charest et de Mme Marois.»
Réaction au sondage
Même si son parti traîne de la patte dans les sondages, François Legault ne se laisse pas abattre par les résultats du dernier coup de sonde réalisé par Léger-Marketing pour le compte de l'Agence QMI publié mercredi matin. Le PQ arrive en tête avec 33 % des intentions de vote, devant le Parti libéral à 31 % et la CAQ à 21 %.
«La Coalition est en hausse de 2 points, et [le sondage], c'était avant l'annonce de notre candidat vedette Gaétan Barrette. On a un défi, se faire connaître, et je vais y travailler de tout mon cœur dans les 35 prochains jours.»
François Legault a choisi de consacrer tout son temps aux médias, à Québec, pour le jour 1 de la campagne électorale. Il devait donner son premier point de presse en début d'après-midi à la place d'Youville et prévoyait accorder de nombreuses entrevues jusqu'en soirée.