MONTRÉAL – Pauline Marois a annoncé mardi à Montréal les candidatures de Jean Poirier, ex-représentant du syndicat des machinistes d'Aveos, dans la circonscription de Mercier, et de la comédienne et journaliste Sophie Stanké dans la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne.
Lors des élections provinciales qui devraient être déclenchées ce mercredi, Jean Poirier sera opposé au député de Québec solidaire Amir Khadir dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal tandis que Sophie Stanké fera face à la ministre libérale responsable des Ainés, Marguerite Blais, dans l'arrondissement du Sud-Ouest.
M. Poirier «représente une nouvelle génération de politiciens, c'est la relève politique que nous cultivons», avait indiqué une source bien informée au PQ, lundi. Il a incarné la lutte des 1800 travailleurs d'Aveos et dont la verve n'est pas passée inaperçue, entre autres pour son aplomb, son dynamisme et son leadership.
Ce sera un «très bon défi» pour M. Poirier, selon le Parti québécois qui estime qu'il a des chances de l'emporter. En 2008, Amir Khadir l'avait emporté par moins de 1000 voix contre son adversaire péquiste, Daniel Turp.
M. Poirier a noué de nombreux contacts avec les représentants péquistes lors de ses visites à l'Assemblée nationale à la suite de la fermeture subite, en mars dernier, de l'entreprise d'entretien aéronautique Aveos, un important sous-traitant d'Air Canada.
Il avait notamment tenu un point de presse à Québec en compagnie de la chef péquiste, Pauline Marois, pour réclamer l'intervention du gouvernement libéral dans le dossier.
M. Poirier n'avait pas mâché ses mots, accusant le gouvernement Charest de jouer «une petite “game” politique».
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Une femme aux talents multiples
De son côté, «Sophie Stanké est une femme exceptionnelle aux talents multiples et dont l'implication dans la communauté a été constante, a dit Pauline Marois lors de l'officialisation de sa candidature. Son parcours académique lui a permis d'aborder les questions économiques, politiques, culturelles et médiatiques. Journaliste, animatrice, entrepreneure, comédienne et gestionnaire, elle nous arrive avec un riche parcours de vie et je suis très heureuse qu'elle ait accepté de se joindre à notre équipe.»
«J'ai eu ces derniers temps, comme bon nombre de citoyens et de citoyennes, très mal à ma démocratie, a dit Mme Stanké. Si on reconnaît un bon gouvernement à la façon dont il défend les intérêts de toutes les couches de la société, on peut dire alors que [le gouvernement libéral] a échoué.»
Mme Stanké a également souligné qu'il était temps d'avoir une femme première ministre au Québec.