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Politique

MacMillan part sans regrets

Agence QMI 
Rémi Nadeau
11/07/2012 11h21 

 
 
Politique - MacMillan part sans regrets
M. MacMillan est devenu le deuxième vétéran du caucus libéral de Jean Charest à quitter le navire à l’aube de l’élection. 
Photo d'archives / Agence QMI

Le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, quitte la vie politique sans regret, en prédisant que la commission Charbonneau ne révèlera rien de gênant pour les membres du gouvernement libéral.

En annonçant qu'il ne sollicite pas un nouveau mandat de député de Papineau, circonscription qu'il représente depuis 23 ans, M. MacMillan est devenu le deuxième vétéran du caucus libéral de Jean Charest à quitter le navire à l'aube de l'élection, après son collègue de Richmond, Yvon Vallières.

S'il lance la serviette, il affirme pourtant sans hésiter que le gouvernement libéral sera réélu par les Québécois, puis rejette les allégations de corruption et de favoritisme exploitées par les partis d'opposition au cours des dernières années.

« Ce sont des mots utilisés par les [Bernard] Drainville et [Stéphane] Bédard à l'Assemblée nationale, mais ce sont des allégations, les Québécois vont voter pour celui qui peut faire avancer le Québec, et c'est Jean Charest », a déclaré M. MacMillan.

Il soutient que la commission Charbonneau, chargée de faire la lumière sur l'industrie de la construction, l'attribution des contrats ainsi que les liens possibles avec le financement politique, n'entachera pas le gouvernement Charest.

« Je pense que la commission Charbonneau va prouver beaucoup de choses, mais on n'est pas là, attendons, mais moi, je n'ai aucune inquiétude », a-t-il lancé.

Le vétéran député avait été particulièrement affecté par les insinuations de la députée adéquiste Sylvie Roy, en 2009, à l'effet qu'il avait séjourné sur le luxueux yacht de Tony Accurso.

Plus tard, il avait traité la députée de Lotbinière de « grosse crisse », en pleine Assemblée nationale, et avait été forcé de présenter des excuses.

M. MacMillan a aussi fait les manchettes en avouant candidement que les ministres du gouvernement Charest devaient amasser 100 000 $ par année pour la cagnotte du PLQ.

Conscient que ces faits d'armes seront inscrits à jamais dans sa biographie politique, le vétéran ne s'en formalise pas.

« Je comprends le rôle des journalistes d'en parler encore, mais moi, j'ai dit ce que je pensais, je suis connu comme ça, spontané, et je suis capable de prendre ça avec un grain de sel », a-t-il confié.

M. MacMillan a soutenu que son retrait de la vie politique n'a rien à voir avec le cancer de la prostate qu'il a dû combattre il y a quatre ans.

En bonne forme physique, le vétéran a plutôt expliqué sa décision par une volonté de consacrer plus de temps à sa famille, notamment ses quatre petits enfants, dont des jumeaux de 11 mois.

« J'ai 64 ans, on doit savoir quand embarquer, mais on doit aussi savoir quand débarquer », a-t-il déclaré, se disant « serein », même si « la décision est difficile à prendre».

Puis, même si les plus récents sondages démontrent toujours une forte proportion d'insatisfaits au sein de la population, Norman MacMillan répète que le gouvernement libéral sera réélu.

« Les Québécois vont réaliser que la campagne tournera encore autour de l'économie et des emplois, et c'est avec Jean Charest que le Québec continuera de s'épanouir. »

M. MacMillan a été président du caucus des députés libéraux, whip en chef du gouvernement, puis ultimement ministre délégué aux Transports depuis décembre 2008.



 
 


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