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Commission Charbonneau

Dessau, Louisbourg et Simard-Beaudry faisaient beaucoup d'extras

Agence QMI 
Jean-Louis Fortin
19/06/2012 09h44 - Mise à jour 19/06/2012 12h35

 
 
Commission Charbonneau - Dessau, Louisbourg et Simard-Beaudry faisaient beaucoup d'extras
Jacques Duchesneau poursuivait mardi, pour une quatrième journée, ses explications. 
Photo Jean-Louis Fortin / Agence QMI

MONTRÉAL - Deux entreprises liées à Tony Accurso, ainsi que la firme de génie Dessau, ont attiré l'attention des enquêteurs de l'Unité anticollusion (UAC) pour un nombre d'extras « anormalement élevés » réclamés au ministère des Transports (MTQ).

Les chantiers qui ont préoccupé l'UAC se sont déroulés entre 2007 et 2010 sur le territoire de Laval, a décrit mardi matin l'agente de renseignements Annie Trudel, devant la commission Charbonneau.


« La firme de génie était Dessau, et l'entrepreneur était Louisbourg et Simard-Beaudry », a-t-elle affirmé, flanquée de l'ancien patron de l'UAC Jacques Duchesneau et de l'enquêteur Martin Morin.

Les enquêteurs avaient aussi analysé les contrats octroyés à Montréal et Québec, mais seuls ceux concernant Laval ont retenu leur attention.

Les extras, aussi appelés « avenants » dans le jargon technique, sont des montants additionnels facturés pour des imprévus lorsque le chantier est déjà en marche. Ils font gonfler la facture des contrats publics pour tous les contribuables.

Selon L'UAC, certaines firmes de génie-conseil s'entendraient avec des entrepreneurs pour que des extras soient réclamés.

Commission de 10 %

Certaines entreprises embaucheraient même des « spécialistes des extras », qui se spécialisent dans la préparation de réclamations auprès du MTQ.

Pierre Bédard, de l'entreprise Nelson construction et Michel Marchand, de la firme EBC, seraient deux de ces spécialistes, a-t-on appris mardi.

Ils toucheraient même une commission de 10 % sur les extras qu'ils parviennent à obtenir pour leur entreprise, selon Annie Trudel.

Et leurs employeurs en profiteraient largement. « Les données nous montrent que ces firmes sont très actives au niveau des réclamations », a expliqué Mme Trudel.

« Je peux vous dire qu'il y a des entreprises qui ont un nombre beaucoup plus grand de contrats et qui n'ont pas autant de réclamations que ces entreprises (EBC et Nelson) », a-t-elle ajouté.

Le témoignage de Jacques Duchesneau et son équipe devrait se terminer mardi après quoi ils feront face à un contre-interrogatoire de la part des avocats des parties participantes.

 
 


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