Rémi Nadeau
Agence QMI

«Nous n'avons pas échappé le conflit étudiant»


Rémi Nadeau

QUÉBEC - Jean Charest soutient qu'il n'a jamais perdu le contrôle du conflit étudiant, mais admet qu'il n'avait pas anticipé l'ampleur de la crise qui en a découlé.

« Nous n'avons pas échappé le conflit étudiant…il faut être deux pour s'entendre », a lancé le premier ministre après avoir dressé le bilan des travaux parlementaires ajournés vendredi à Québec.

À nouveau, il a entièrement rejeté le blâme sur les associations étudiantes pour le conflit qui perdure et qui a entrainé une série de manifestations quotidiennes, principalement à Montréal, dont certaines ont dégénéré.

« Si on avait pu la régler rapidement, on l'aurait réglé rapidement. Si on avait eu devant nous des gens avec qui on aurait pu régler rapidement, mais on n'a pas été dans ce scénario », a-t-il avancé, répétant qu'il avait posé tous les gestes possibles pour arriver à la conclusion d'un accord.

« On ne s'attendait certainement pas à voir devant nous des gens avec qui il était impossible de venir à une entente…c'est pas mal l'essentiel de ce qu'on a vécu. Nous avons tendu la main à plusieurs reprises et elle a toujours été refusée », a dit Jean Charest.

Questionné à savoir s'il avait sous-estimé l'ampleur de la contestation qui s'exprime dans la rue, le premier ministre a admis qu'il n'avait pas anticipé pareille crise.

« Je vais vous retourner la question. Je n'en ai pas rencontré un parmi vous encore qui m'a dit qu'il avait vu tout ça venir. Ni chez vous ni ailleurs », a-t-il répondu.



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