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Québec

Des élections réclamées

Agence QMI 
Régys Caron
22/05/2012 14h13 - Mise à jour 22/05/2012 20h12

 
 
Québec - Des élections réclamées
«Nous croyons que Jean Charest doit agir de façon responsable et dès aujourd'hui», affirme François Legault.  
© Archives / Agence QMI

QUÉBEC – Le gouvernement Charest n'a plus de légitimité, ont déclaré mardi la chef du PQ, Pauline Marois, et celui de la CAQ, François Legault, qui réclame à son tour des élections cet automne.

«Au-delà de la contestation sur la hausse des droits de scolarité, je crois qu'on vit actuellement une crise de confiance importante, a exposé François Legault en point de presse. Ça fait au moins trois ans que le gouvernement Charest baigne dans un climat de copinage, de favoritisme, de corruption. (Il) a laissé pourrir la situation.»

La Coalition avenir Québec avait appuyé le gouvernement Charest dans l'adoption de la loi 78, vendredi dernier.

«Le problème qu'on vit, ce n'est pas un problème de frais de scolarité, ce n'est même pas un problème de loi spéciale, c'est surtout un problème de légitimité (...) Jean Charest doit annoncer la date de la prochaine élection, qui devrait avoir lieu tout de suite après la fête du Travail, en septembre», a suggéré le chef de la CAQ. François Legault a réclamé que le gouvernement Charest dépose un projet de loi devant instaurer la tenue d'élections à date fixe.

Marois en accord

La chef du PQ est tombée d'accord avec son adversaire de la CAQ. «La crise qui secoue le Québec dépasse largement la question des droits de scolarité. C'est la légitimité même du gouvernement qui est remise en cause», a dénoncé Pauline Marois.

En plus de restreindre les libertés fondamentales, la loi 78 «ne réglera rien (...) Le premier ministre est seul dans son camp (...) Quand va-t-il réaliser qu'il a le devoir de poser des gestes concrets pour rétablir la paix sociale?» a martelé la chef de l'opposition officielle.

Jean Charest a plaidé que la loi 78 avait été adoptée par un «Parlement démocratiquement élu, qui a fait une loi dans le but de permettre aux étudiants de reprendre leurs cours (...) Il y a un encadrement des manifestations qui ne prive personne de son droit le plus strict de s'exprimer.»

M. Charest a rappelé que son gouvernement avait «fait des concessions» aux étudiants en élargissant l'accès aux prêts et bourses et en étalant sur sept ans l'augmentation des droits de scolarité de 1778 $.



 
 


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