QUÉBEC – Les manifestations n'auront pas eu raison du gouvernement Charest : Québec ira chercher un milliard $ de revenus additionnels dans les poches des étudiants universitaires d'ici 2016-2017 avec l'augmentation des droits de scolarité et l'accroissement des clientèles.
«Le gouvernement vient de jeter beaucoup d'huile sur le feu de la mobilisation étudiante, prévient Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSÉ) (...) Le niveau de perturbation risque d'être de plus en plus élevé.»
La CLASSÉ tient un congrès en fin de semaine prochaine pour déterminer un nouveau plan d'action. Il n'est pas impossible que des routes soient bloquées, reconnaît M. Nadeau-Dubois.
«C'est loin de refroidir les troupes, ça va les mobiliser encore plus. Le 22 mars on attend 30 000 étudiants à Montréal, on a planifié des manifestations le 27 mars ainsi que le 4 avril à Sherbrooke. Le nombre de grévistes va continuer à augmenter. On est convaincus que d'ici quelques semaines le gouvernement n'aura pas le choix de trouver une solution», prévoit Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération des étudiants collégiaux du Québec (FECQ).
Environ 220 000 étudiants des cégeps et des universités étaient en grève hier auxquels 40 000 s'ajouteront pour la manifestation de demain à Montréal, prévoit Martine Desjardins, présidente de la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ). Les associations tiennent des votes à chaque semaine, précise, Mme Desjardins.
«Plus la mobilisation avance plus on a des scores élevés (en faveur de la grève)», précise-t-elle.