QUÉBEC - La Coalition Avenir Québec veut limiter et encadrer le droit de grève des éducatrices des garderies pour éviter « des débrayages à répétition inacceptables ».
Le député Daniel Ratthé a demandé mercredi au gouvernement Charest de reconnaître les services de garde en tant que service essentiel selon le Code du travail.
Ainsi, le droit de grève des travailleuses des garderies serait balisé par la Commission des relations de travail.
« Il faut que les parents cessent d'être pris en otage et il faut trouver une solution pour le futur », a clamé le porte-parole de la CAQ en matière de famille.
M. Ratthé déplore que les parents fassent actuellement les frais d'un conflit de travail entre les éducatrices et le gouvernement, qui s'est traîné les pieds dans le dossier, selon lui.
« Ce qu'on pourrait offrir aux parents c'est une stabilité, des horaires prévisibles, parce que je suis loin d'être convaincu que les familles peuvent se permettre de perdre jusqu'à quatre journées de travail », a signalé le député, faisant référence à la menace de deux autres journées de grève générale, lundi et mardi prochain, dans les CPE dans lesquels les syndiqués sont affiliés à la CSN.
Daniel Ratthé s'est défendu de s'attaquer uniquement aux syndicats, soutenant que « c'est plutôt évoquer une loi spéciale comme l'a fait le gouvernement » qui constitue une menace pour le rapport de force des travailleuses.