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Conseil national du PQ

Plusieurs propositions adoptées

Agence QMI 
Jean-Luc Lavallée / Journal de Québec
29/01/2012 11h13 - Mise à jour 29/01/2012 22h14

Conseil national du PQ - Plusieurs propositions adoptées
Bernard Drainville 
© Joel Lemay/Agence QMI

MONTRÉAL - Les militants du Parti québécois, réunis en Conseil national, ont adopté plusieurs propositions, dimanche, se positionnant notamment en faveur des référendums d'initiative populaire, de l'interdiction des transfuges et du vote à 16 ans.

La proposition du député Bernard Drainville, permettant aux citoyens de forcer la tenue d'un référendum sur divers sujets, «notamment la souveraineté», a finalement séduit l'assemblée péquiste. La mécanique de l'exercice et le nombre de signataires requis pour une pétition devraient toutefois faire l'objet d'une consultation publique en collaboration avec le DGE.


Ce nouvel outil aurait pu permettre aux Québécois de se mobiliser, a-t-il dit, pour obtenir une commission parlementaire sur l'industrie de la construction «beaucoup plus rapidement» et d'économiser «des milliards en contrats publics». Mais plusieurs militants voient surtout dans cet outil une option supplémentaire pour réaliser la souveraineté.

«Imaginez-vous si on avait eu ce droit après Meech quand l'appui à la souveraineté était à 65 %... On l'aurait eu notre pays!», a lancé un militant en assemblée.

Vote à 16 ans

La proposition la plus controversée, celle visant à accorder le droit de vote à seize ans, a forcé la prolongation des échanges. De nombreux militants se sont rués tant aux micros du «pour» que du «contre» afin d'exposer leur point de vue. C'est le député de Verchères, Stéphane Bergeron, qui était le porteur de cette suggestion.

«L'analphabétisme politique n'est pas l'apanage des jeunes», a-t-il déclaré, soulignant l'incongruité des partis politiques qui permettent aux jeunes de militer à 16 ans et de choisir, potentiellement, un futur premier ministre lors des activités partisanes alors qu'ils ne peuvent voter pour leur propre député.

«Ne venez pas me dire que les jeunes n'ont pas la maturité pour voter quand on regarde le résultat de la dernière élection fédérale...», a ironisé Émilien Pelletier, un militant qui déplorait la déconfiture du Bloc dont le sort a été scellé par les adultes.

«Faut laisser les adolescents prendre des décisions d'adolescents. C'est une décision d'adulte de décider qui va gouverner le Québec», a ensuite déclaré un jeune militant de Chauveau. Une autre militante, âgée de 16 ans, s'est prononcée contre, affirmant que les jeunes étaient généralement peu informés et n'étaient pas en mesure de porter un jugement éclairé.

«Quand j'entends la jeune fille de 16 ans au micro, je pense qu'elle démontre qu'elle a la capacité de voter. Ça presse qu'on donne le droit de vote à des gens comme ça. Je pense qu'on est en train de faire un geste historique ici», a répliqué le député de Roberval, Denis Trottier. La résolution a finalement été adoptée à l'issue d'un vote relativement serré.

Le PQ s'est défendu d'agir par clientélisme en ciblant les jeunes de 16-17 ans. «C'est un électorat important pour le Québec (et non seulement pour le PQ). Il y a eu, de tradition, plus de jeunes qui ont voté pour le Parti québécois, mais ce n'est pas nécessairement toujours le cas», a répondu la chef Pauline Marois.

La résolution prévoit toutefois qu'une telle mesure entre en vigueur seulement «après le renforcement du programme d'enseignement de l'histoire nationale et d'éducation à la citoyenneté».

Une loi anti-transfuge

Le PQ a également adopté une proposition visant à légiférer pour interdire «le passage d'une affiliation à un parti politique vers un autre pour tous les élus de l'Assemblée nationale au cours d'une législature».

Cette «odieuse pratique» mine de façon très grave la confiance du public, a soutenu le député de Drummond, Yves-François Blanchet, qui a mené la charge. À ses yeux, les transfuges sont des «voleurs de sièges».

Les quelques 500 militants provenant des quatre coins du Québec ont également convenu de donner plus de pouvoirs aux régions en créant une «chambre des régions élue» et en favorisant la décentralisation de la gestion des ressources naturelles, de la santé et des services sociaux, de l'éducation primaire et secondaire, des transports, de l'économie régionale et du tourisme.

Ils ont aussi adopté des résolutions pour «étudier la mise en place d'un mode de scrutin préférentiel», favoriser le vote des étudiants hors circonscription, mettre en place une procédure afin de démettre de ses fonctions un élu coupable d'un acte criminel ou qui fait le parlement buissonnier ou encore «systématiser la tenue régulière d'assemblées publiques par les députés dans leur circonscription».





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