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Une mairesse qui n'a pas froid aux yeux

Construction - Une mairesse qui n'a pas froid aux yeux

La mairesse de l'arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau© Sébastien St-Jean / 24 Heures Montréal / Agence QMI / Archives


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MONTRÉAL - Chantal Rouleau, la mairesse de l'arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, à Montréal, n’a pas l’intention de se taire et elle continue de demander une enquête publique sur l'industrie de la construction.

Elle a fait parvenir une lettre à Jean Charest, vendredi, afin de dénoncer la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction.

«Je veux montrer au premier ministre la situation que je vis dans mon arrondissement et que vivent plusieurs maires à Montréal et au Québec», a indiqué Mme Rouleau à TVA Nouvelles, mardi.

La mairesse, qui a multiplié les sorties publiques au cours des derniers jours, a critiqué le système d’attribution des contrats municipaux.

«Nous avons fait des études, a-t-elle dit, et dans certains secteurs d'activités comme le pavage et d'autres, les contracteurs se séparent les territoires de Montréal. [...] Par exemple, chez nous, ils pourraient avoir 100% des contrats sur 30 appels d'offres et dans d'autres secteurs, s'ils soumissionnent, ça sera zéro. Ils sont très bons chez nous, mais pas bons [dans l'arrondissement] à côté.»

Mme Rouleau croit que plusieurs contrats de son arrondissement ont été attribués à des entreprises proches de la mafia.

Mains liées

Chantal Rouleau, qui n'a manifestement pas froid aux yeux, a prétendu avoir les mains liées.

«Ce sont les deniers publics, les taxes des citoyens qui sont utilisés pour ça [la corruption et la collusion qui rapportent à certains entrepreneurs]. Je trouve ça honteux et révoltant.»

Elle a déclaré que des policiers, des élus et des citoyens avec qui elle a discuté croient qu'une enquête publique ne nuirait pas aux enquêtes policières, contrairement à ce qu’ont indiqué le gouvernement et le patron de l’Union permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière.

«Au contraire, l'enquête publique mettra en lumière le système et ses failles, a fait savoir M. Rouleau. Il semblerait que l'on n'a pas fait de veille sur le système depuis plusieurs années. Il est urgent d'apporter des corrections.»



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