Sarah Bélisle
Agence QMI

Sextorsion: un groupe de femmes lance une pétition

Sextorsion: un groupe de femmes lance une pétition

GUILLAUME ST-PIERRE/AGENCE QMI

Sarah Bélisle

OTTAWA | Un groupe de femmes de la circonscription de Tony Clement a lancé une pétition réclamant sa démission sur-le-champs, dans la foulée des affaires de sextorsions et de conduite inappropriée qu'il a admis cette semaine.

Croyant M. Clement «inapte» à siéger en tant que député et incapable de représenter ses citoyens de Parry Sound - Muskoka, en Ontario, comme il se doit, le groupe Women's March Muskoka a initié le mouvement du mouvement.

Le député fédéral a été chassé du Parti conservateur après avoir admis avoir été victime de deux tentatives de sextorsion dans les derniers mois. Il demeure néanmoins député indépendant.

L'ex-ministre était un poids lourd au sein de la formation politique. Élu à quatre reprises depuis 2006 dans Parry Sound-Muskoka pour les conservateurs, il siégeait récemment sur un comité ultra-secret traitant de la sécurité nationale et des renseignements. Il est donc d'autant plus inquiétant qu'il se soit mis dans une position d'être victime de chantage et d'extorsion.

Le tout a été dénoncé à Ottawa comme un grave manque de jugement de la part de l'homme marié et père de trois enfants.

En début de soirée vendredi, quelque 200 personnes avaient signé la pétition réclamant son départ.

Sur la publication Facebook de la pétition, un citoyen écrit que «franchement, je me sens mal pour Tony Clement, mais je me sens encore plus mal pour sa famille. Il a clairement un problème. Peu importe l'appartenance politique, je ne voudrais pas que quelqu'un se comportant de cette manière me représente. J'espère qu'il obtiendra l'aide dont il a besoin. Mais entre-temps, il devrait démissionner».



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