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Trudeau réplique à Harper: «Je ne joue pas de jeux politiques» avec l'ALÉNA

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Photo Christopher Nardi

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OTTAWA - Quoi qu'en pense son prédécesseur Stephen Harper, Justin Trudeau a nié vendredi vouloir tirer des bénéfices politiques en tenant tête aux Américains dans les négociations sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

«Le dossier du commerce avec les États-Unis est beaucoup trop important pour y mêler de la politique partisane», a assuré le premier ministre canadien, en conférence de presse à Markham, en Ontario.

«Je ne joue pas de jeux politiques avec ça», a-t-il répété à deux reprises.

Il réagissait ainsi à des propos tenus par son prédécesseur conservateur, qui accuse Justin Trudeau de vouloir marquer des points en se montrant ferme face à l'impopulaire président américain, Donald Trump, et en refusant d'en arriver à une entente sur l'ALÉNA.

«Le gouvernement du Canada croit aujourd'hui qu'il fait très bien, que le combat contre Trump est bon politiquement», a dit Stephen Harper dans un enregistrement obtenu par le réseau CTV.

«De cette façon, ils peuvent dépeindre les conservateurs comme étant proches de Donald Trump, c'est très bon pour eux», a-t-il poursuivi dans l'extrait audio de CTV, enregistré à Montréal, le 11 juillet, lors d'un dîner privé du Forum de leadership économique Australie-Canada.

Justin Trudeau a réfuté ces propos, en assurant que les discussions sur l'ALÉNA se faisaient de manière non partisane. Depuis le début des pourparlers, les libéraux ont fait appel à de nombreux conservateurs, dont l'ancien premier ministre Brian Mulroney, a-t-il rappelé.

Le premier ministre a même affirmé avoir été en communication avec son prédécesseur dans ce dossier. Selon les propos rapportés par CTV, Stephen Harper s'est plaint de ne pas avoir été mis à contribution par le gouvernement Trudeau.

L'ancien premier ministre canadien a fait les manchettes à quelques reprises dans les derniers mois. Au début du mois de juillet, il a fait couler beaucoup d'encre en se rendant à la Maison-Blanche, où il a entre autres rencontré le conseiller économique Larry Kudlow, sans en aviser le bureau du premier ministre.



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