Agence QMI 
Agence QMI

Réforme de la loi électorale: le gouvernement Trudeau coupe court au débat

Réforme de la loi électorale: le gouvernement Trudeau coupe court au débat

AFP

Agence QMI 

OTTAWA | Le gouvernement Trudeau a coupé court au débat sur sa réforme de la loi électorale mercredi, s'attirant les foudres des oppositions.

Le gouvernement a invoqué l'«attribution de temps» pour limiter la durée du débat des députés en Chambre des communes sur ce projet de loi déposé il y a quelques semaines à peine. La méthode a pour effet d'envoyer la réforme directement en comité où il sera étudié plus avant.

Entre autres choses, le volumineux projet de loi sur la réforme électorale s'attaque aux violations des données privées des électeurs et à l'influence étrangère sur le processus démocratique. Il améliore l'accès au vote, limite la durée des campagnes et les dépenses des partis et des tiers.

Si le gouvernement est si pressé de faire cheminer le projet de loi dans le processus parlementaire, c'est qu'il espère toujours le voir compléter le processus avant la fin de la session parlementaire en juin et, ainsi, que les modifications qui y sont prévues soient mises en place avant le prochain rendez-vous électoral, en 2019.

Les oppositions rétorquent qu'il n'avait qu'à soumettre son projet plus tôt. S'opposant à la limite du temps de débats, elles n'ont pas manqué de souligner l'ironie de voir le parti au pouvoir décréter la fin des discussions portant sur un sujet aussi important en démocratie.

Le chef conservateur Andrew Scheer a tweeté qu' «en arrêtant le débat sur la question à Ottawa [mercredi, Trudeau] a montré aux Canadiens jusqu'où il est prêt à aller pour assurer que le Parti libéral en bénéficie [de sa propre réforme électorale]».

Le néodémocrate Nathan Cullen a pour sa part déclaré par voie de communiqué que « c'est de l'hypocrisie pure et simple de la part des Libéraux. Les conservateurs de Stephen Harper ont unilatéralement changé nos lois électorales et à l'époque, les libéraux avaient juré qu'une telle chose n'arriverait jamais s'ils étaient au gouvernement.

«Auparavant, les gouvernements n'auraient jamais osé toucher aux règles régissant notre démocratie sans avoir un vaste soutien, tant de la part des autres partis que de la part des Canadiens. Les libéraux ont choisi de poursuivre une terrible tradition», a déploré le critique en la matière.

Le premier ministre Justin Trudeau a indiqué qu'il était ouvert aux suggestions et amendements des partis d'opposition, qui auront la chance de s'exprimer lors de la prochaine étape du processus parlementaire, soit en comité.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos